Colères lycéennes : chronique d’un ordre chaotique, non prévisible quoique déterminé (J-P. Bellier)

News Tank Éducation & Recherche - Paris - Analyse n°457050 - Publié le
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« Puisque l’événement est inaccessible au calcul, puisqu’aucun sismographe social n’est en mesure de détecter le mouvement tectonique des plaques lycéennes annonciateur d’un probable tsunami, cessons de bâtir des plans sur des prévisions. Substituons-leur des engagements dont on vérifie la tenue à la rentrée qui suit », écrit Jean-Pierre Bellier
, psychologue de l’éducation et Igésr Inspecteur/inspectrice générale de l’éducation, du sport et de la recherche honoraire, dans une analyse pour News Tank, le 14/10/2026.

Il revient sur l’actuelle mobilisation des lycéens et explique pourquoi la question « Pourquoi maintenant ? » ne peut avoir de réponse, convoquant plusieurs théories scientifiques liées à la prédictibilité. Et analyse les réponses apportées par le Gouvernement.

« Dans la mesure où l’état du système se mesure, publions-le : heures non assurées, postes vacants, absences d’élèves, sollicitations des infirmières et des psychologues. Ces données existent toutes ; nous venons d’apprendre qu’un logiciel les rassemble depuis une semaine. Nul ne nous a dit pourquoi il aura fallu, pour le faire fonctionner, que 500 établissements ferment leurs grilles. »

« Aucune de ces données n’est nouvelle ; toutes dorment déjà dans des logiciels de gestion. Ce qui manque n’est pas la technique, c’est la volonté de regarder un chiffre dont on devra ensuite rendre compte. »


Cinq épisodes, cinq scénarios différents, une seule dramaturgie

1986, retrait du projet Devaquet après la mort de Malik Oussekine ; 1990, 4,5 Md de francs annoncés dans les dix jours ; 1994, abrogation du contrat d’insertion professionnelle ; 2006, retrait du contrat première embauche ; 2018, images des lycéens agenouillés à Mantes-la-Jolie.

Cinq fois au moins en 40 ans, des lycéens ont bloqué leurs établissements, ont subi des violences policières puis obtenu un retrait, une abrogation ou des milliards pour finalement retourner en classe. Et c’est sans s’arrêter sur les événements de 1973, 1998, 2005, 2008, 2016 et 2023.

À chaque fois, les commentateurs ont expliqué le lendemain pourquoi la chose était inévitable, sans que jamais personne l’eût annoncée la veille. Convenons qu’il y a là une régularité qui devrait nous intriguer : elle ne semble tenir ni à la jeunesse, encore moins celle de l’époque mais à une autre famille de paramètres.

Je ferai d’abord l’hypothèse qu’elle résulte d’un défaut de vision prospective des décideurs qui ne maîtrisent aucune des contradictions du système : en effet, bien qu’aucun algorithme n’aurait permis de prédire en août 2026 ce qu’il se passerait en septembre, leur responsabilité de ce qui arrive est entière, documentée, datée, inscrite dans des textes officiels que chacun peut aller consulter. Tous les chercheurs - sociologues, neuroscientifiques, statisticiens, etc. - qui se sont penchés sur les systèmes instables étudient ces contradictions depuis bien des années. Notre vie publique, elle, ne sait en considérer qu’une à la fois et elle choisit invariablement celle qui l’arrange.

Reprenons la série de cinq de plus près, car sa régularité est révélatrice. Chacun de ces mouvements est parti d’un établissement de périphérie plutôt que d’un lycée de centre-ville ; chacun a porté d’abord sur des conditions matérielles avant de se fixer sur un texte ; chacun a connu avec les enseignants une jonction tardive ou manquée ; chacun s’est éteint par épuisement plutôt que par victoire déclarée ; chacun enfin a obtenu sa mesure financière dans les semaines précises où se votait le budget. Cinq épisodes, cinq scénarios différents, une seule dramaturgie.

Une question qui n’a pas de réponse

La question « Pourquoi maintenant ? » occupe les plateaux depuis trois semaines. La question peut paraître légitime mais elle est en réalité piégée puisqu’elle suppose qu’un événement de cette nature possède un déclencheur identifiable qu’il suffirait de trouver pour comprendre.

Chacune des explications avancées souffre du même défaut : elle vaut tout autant pour les rentrées précédentes, où les professeurs manquaient déjà, où les classes étaient déjà pleines, où Parcoursup produisait déjà ses effets, sans que rien n’advienne. Une cause qui ne distingue pas 2026 de 2025 n’explique rien du tout, elle ne permet au plus que rassurer celle ou celui qui la formule.

Déterminisme sans prévisibilité

La discipline qui a fourni le vocabulaire permettant de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à ce désordre est, ironie qu’il faut apprécier à sa juste dimension, celle dont le métier consiste précisément à prévoir. C’est en effet en cherchant à modéliser l’atmosphère qu’Edward Lorenz [1] bute en 1961 sur l’obstacle : reprenant une simulation au milieu d’une séquence mathématique, il tape 0,506 quand son calculateur avait conservé 0,506127. L’écart est de 1,27 millième (0,00127). Les deux trajectoires divergeront lentement avant de n’avoir plus rien de commun. L’article qu’il en tire deux ans plus tard porte un titre que l’on devrait afficher dans les cabinets ministériels, « Deterministic Nonperiodic Flow », non périodique donc imprédictible, déterministe donc entièrement causé.

Henri Poincaré [2] avait énoncé le principe dès 1908, dans Science et méthode : « Une cause très petite, qui nous échappe, détermine un effet considérable que nous ne pouvons pas ne pas voir, et alors nous disons que cet effet est dû au hasard. » Le mot hasard y désignait un vide dans notre connaissance des conditions de départ, non dans la chaîne de causalité. Transposé à notre sujet, cela signifie qu’il existe pour chaque fait une explication complète rétrospective mais qu’aucune n’était disponible à temps.

Le papillon - et ce qu’on lui fait dire

L’association vers laquelle ces contradictions nous attirent est celle de la théorie du chaos. Lorsqu’on demande si le battement d’ailes d’un papillon au Brésil déclenche une tornade au Texas, on n’accuse pas l’insecte : on constate qu’aucun relevé, si précis soit-il, ne pourra jamais écarter sa contribution.

Notre réflexion porte ici sur la finesse de nos instruments, pas sur la culpabilité des « papillons ». L’analogie probabiliste de ce principe est pourtant considérable, mais le maintien de l’ordre l’ignore superbement : si l’établissement qui s’est arrêté le premier pouvait être remplacé par 30 autres sans que la suite en soit changée, alors frapper celui-là revenait à frapper au hasard.

Les chiffres du mois le confirment plutôt deux fois qu’une : les interpellations quotidiennes montent de 164 le 28/09 à 1 948 le 01/10, pendant que le mouvement gagne des académies entières. On n’arrête pas un processus instable en cognant sur ce qui l’a rendu visible !

Ce qu’une foule ignore d’elle-même

Reste la question sérieuse, celle que personne ne pose : pourquoi un système devient-il à ce point sensible ? La sociologie y répond par ce qu’il est coutume de dénommer un « effet de seuil ». Chacun porte en lui un nombre critique qu’il lui faut connaître avant de bouger soi-même. Une seule unité de différence dans la distribution de ces nombres suffit pour que la même foule se disperse ou bascule. Ce qui décide n’est donc ni l’intensité du mécontentement ni la justesse des revendications, mais une variable cachée que nul ne peut relever de l’extérieur, pas même les participants.

L’économiste et politiste Timur Kuran [3] a tiré de ce mécanisme la conclusion la plus gênante pour qui gouverne : il l’appelle falsification des préférences. Tant qu’il se croit isolé, chacun dissimule ce qu’il pense, de sorte que l’état réel d’une société demeure inconnu de tous, y compris de ceux qui la composent. Puis quelques-uns se découvrent, les seuils tombent en cascade ; le lendemain, chacun jure qu’il le savait. On mesure l’embarras que cela représente pour une administration : le calme qu’elle observe ne lui apprend rien, l’absence de plainte ne mesurant jamais que l’efficacité du découragement.

J’ai décrit, dans une récente tribune, comment on apprend tôt dans les familles modestes à ne pas désirer ce qui est hors de portée. Je n’avais pas vu alors la seconde face de la chose. Le silence des élèves n’est pas seulement leur souffrance : il est aussi, pour l’institution, le plus trompeur des indicateurs, celui qui rassure même quand mijote la colère. Les Piagétiens y reconnaîtront le principe « assimilation-accommodation » du développement de l’enfant…

L’avalanche et la pente

Trois physiciens [4] ont tenté de modéliser la forme expérimentale de ce raisonnement. On laisse tomber du sable, grain après grain, sur une surface plane. Le tas se construit, sa pente s’accentue jusqu’à une valeur limite, au-delà de laquelle il se produit des avalanches dont la taille suit une loi régulière alors que le moment de chacune reste indéterminé. J’ai tiré de cette métaphore deux enseignements : un système de cette espèce fabrique lui-même son état critique sans que personne l’ait voulu ni décidé, alors que l’événement responsable du décrochement demeure rigoureusement quelconque.

Nous savons comment s’est construite la pente puisqu’à l’Éducation nationale tout est public.

  • Le nombre moyen d’élèves par division dans les lycées généraux et technologiques valait 30,1 en 2017, il atteint 30,5 à la rentrée 2026 ;
  • les sous-effectifs de médecins scolaires, de psychologues, d’infirmières ou d’assistants sociaux se creusent d’année en année ;
  • les heures d’enseignement perdues frappent plus durement l’éducation prioritaire, laquelle s’arrête à la sortie du collège, c’est-à-dire au moment précis où l’adolescence commence ;
  • Parcoursup « fonctionne » depuis huit ans sans qu’aucune évaluation indépendante en ait établi les effets, avec cette année un nombre record de bacheliers sans affectation ;
  • quant aux résultats PISA Program for International Student Assessment de 2025, n’oublions pas que les élèves évalués sont entrés au cours préparatoire en 2015 : leur scolarité entière tient dans la période objet de toutes les récriminations.

Chacun de ces paramètres a fait l’objet d’un texte réglementaire, d’un bleu budgétaire, d’une circulaire. Aucun n’est tombé du ciel, aucun n’a surpris celui qui le signait.

C’est d’ailleurs à ce moment que je serais tenté de renoncer au ton mesuré qu’on attend d’un inspecteur général, fût-il honoraire, car il ne s’agit plus d’une discussion de méthode. Nous avons passé dix ans à verser du sable. Nous avons publié les rapports qui en mesuraient les effets. Nous avons regardé la pente se redresser et nous jouons les étonnés, comme le souligne d’ailleurs l’enquête de rentrée 2026 du SNPDEN Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale -Unsa Union nationale des syndicats autonomes .

Que nous dit-elle, cette enquête ? Elle décrit une fonction qui tient à bout de bras : près de deux établissements sur trois manquent d’au moins un enseignant, 4 % en comptent plus de dix, 65 % portent une appréciation négative sur les remplacements de longue durée, 75,9 % ont vu baisser leur dotation de pacte, 62 % ont vu leur tableau de répartition des moyens modifié pendant l’été dont 17 % sans en être informés ; à la fin de l’année, 28 % se disaient complètement épuisés, 39 % très fatigués, 3 % plutôt en forme. Le jugement sur le pilotage reste sévère : 60 % d’insatisfaits sur la communication ministérielle et 45 % sur les orientations et l’état d’esprit tient dans deux phrases du rapport : « On ne pilote pas durablement avec rien ! » et « Le système continue de fonctionner parce que les équipes arbitrent, réorganisent et compensent. »

La révélation du 08/10/2026

Il arrive qu’une thèse se vérifie plus vite que son auteur ne l’espérait. Le 08/10/2026 au soir, le ministre de l’Éducation nationale [Édouard Geffray Ministre @ Ministère de l’éducation nationale
] annonce sur une chaîne nationale l’arrivée de 3 024 professeurs dans les établissements les plus dégradés, classés pour la circonstance en 114 « rouges » et 400 « oranges ». Personne n’a pourtant été recruté, puisqu’il s’agirait d’enseignants « non affectés » que l’État rémunère déjà, d’un plafond de recrutement que les recteurs ont reçu licence de dépasser, d’un outil informatique attendu pour novembre qu’il aura suffi de livrer trois semaines plus tôt. Autrement dit, aucun de ces leviers n’était hors d’atteinte au printemps, ni l’hiver précédent. Seul le prix du refus avait changé.

Le ministre a livré ce soir-là une formule que je considère comme révélatrice : « Nous n’avions pas les outils de pilotage. » Prenons-la pour ce qu’elle avoue : une administration qui scolarise 12 millions d’élèves ne disposait, jusqu’à cette semaine, d’aucun moyen de savoir où la situation était devenue intenable ; elle semble avoir pu s’en doter en 48 heures. Et celui qui le reconnaît fut directeur général des ressources humaines du ministère de 2017 à 2019, donc responsable des remplacements, puis directeur général de l’enseignement scolaire de 2019 à 2024, donc responsable des établissements, ce qui fait de lui le titulaire successif, sur toute la période examinée, des deux directions qui auraient pu passer commande de l’instrument dont il déplore aujourd’hui l’absence. Sans commentaires.

Chacun son orbite

Pour compléter cette tentative de comprendre pourquoi l’exaspération atteint de façon cyclique un tel degré, je ne peux faire l’économie de me référer à l’expression d’« attracteur étrange » forgée par David Ruelle et Floris Takens [5] en 1971. Elle désigne une figure vers laquelle un système revient sans cesse sans jamais repasser au même endroit. Les cinq mouvements de lycéens cités en ouverture dessinent cette figure : genèse identique, trajectoires chaque fois différentes, dénouement chaque fois comparable.

Mais il existe une seconde figure, dont on ne parle jamais parce qu’elle n’appartient qu’à ceux qui pilotent le système. L’administration a son orbite à elle, d’une régularité remarquable : consultation, chantiers, plateforme, journées banalisées, restitution, rentrée suivante. Cet automne en aura offert la démonstration en trois semaines, le cinquième des chantiers adressés le 04/10/2026 par Matignon à sept ministres réclamant d’ailleurs des « suites visibles » à la parole des élèves - formule admirable qui fait de la visibilité de la réponse la mesure elle-même.

Deux systèmes tournent ainsi en orbite tels deux galaxies autour d’un puits gravitationnel - un trou noir - sans se croiser une seule fois, chacun parfaitement régulier dans son désordre fractal apparent.

Le chaos n’absout personne

J’imagine la critique qui pourrait être faite à cette tentative de comprendre comment ces choses adviennent ; autant la désamorcer moi-même. Si les systèmes instables échappent à la prévision, dira-t-on, nul ne saurait être tenu pour comptable de leurs soubresauts.

Dans sa théorie des catastrophes, René Thom [6] a montré comment une variation douce et continue des causes peut provoquer un changement soudain et discontinu des effets ou de l’état d’un système ; ici la « catastrophe » désigne le point précis où une fonction ou une forme change brusquement d’allure. Mais une société n’est pas un système dynamique : elle n’a ni équation d’évolution, ni espace des phases, ni exposant mesurable. Ce que j’emprunte ici est une discipline de raisonnement, pas une physique sociale. L’imprévisibilité porte sur l’instant, jamais sur l’état.

Autrement dit, nul ne sait quelle crue emportera la digue ; chacun sait à quelle cote on l’a bâtie, cote dont il faudra répondre devant un tribunal. Celui qui invoquera en novembre le caractère inattendu de l’automne devra donc expliquer pourquoi il avait renoncé à mesurer ce qui pouvait parfaitement se mesurer.

Mesurer plutôt que prévoir

La conclusion pratique de cette tentative d’explicitation peut se résumer ainsi : puisque l’événement est inaccessible au calcul, puisqu’aucun sismographe social n’est en mesure de détecter le mouvement tectonique des plaques lycéennes annonciateur d’un probable tsunami, cessons de bâtir des plans sur des prévisions. Substituons-leur des engagements dont on vérifie la tenue à la rentrée qui suit.

Dans la mesure où l’état du système se mesure, publions-le : heures non assurées, postes vacants, absences d’élèves, sollicitations des infirmières et des psychologues. Ces données existent toutes ; nous venons d’apprendre qu’un logiciel les rassemble depuis une semaine. Nul ne nous a dit pourquoi il aura fallu, pour le faire fonctionner, que 500 établissements ferment leurs grilles.

On objectera qu’un tel tableau de bord serait complexe à bâtir. Il ne l’est pas, ce qui constitue précisément le problème. Un indicateur de tension ne demande ni enquête lourde ni protocole savant : il suffit de remonter chaque semaine, par établissement, le nombre d’heures non assurées, la proportion d’élèves absents plus de trois demi-journées, le délai d’attente devant l’infirmerie, le nombre de demandes adressées au psychologue de secteur, que sais-je encore. Aucune de ces données n’est nouvelle ; toutes dorment déjà dans des logiciels de gestion. Ce qui manque n’est pas la technique, c’est la volonté de regarder un chiffre dont on devra ensuite rendre compte.

Des braises sous la cendre

Une dernière chose, que les ingénieurs connaissent sous le nom d’hystérésis et que les politiques feignent d’ignorer. Un système qui a franchi son seuil ne retrouve pas l’état d’avant lorsque la perturbation s’arrête. Les élèves ont appris en trois semaines que des enseignants disponibles existaient, qu’un plafond administratif se relève d’un trait de plume, qu’une livraison informatique s’avance quand on y tient. Cette connaissance-là ne se reprend pas : elle constitue désormais une condition initiale du système, appelée à peser sur la prochaine rentrée bien plus lourdement que les 3 024 affectations de la semaine passée.

Reste le plus troublant. L’institution disposait pourtant d’un moyen très simple de connaître son propre état de tension, qui consistait à écouter ceux qu’elle scolarise ; elle aura passé la décennie à réduire méthodiquement le nombre des professionnels dont c’est précisément le métier : un corps de psychologues créé en 2017, un concours divisé par trois en neuf ans, un quart des centres d’information et d’orientation fermés sans qu’aucun débat public ait eu lieu.

Un système qui a renoncé à s’entendre lui-même finit par n’apprendre son état que par la rue. Une autre forme de chaos, celui-ci parfaitement prévisible.

Parcours

Mairie de Nanterre
Maire adjoint
Education Nationale - P@irformance
Inspecteur général
Conseil général des Hauts-de-Seine
Directeur éducation et enseignement supérieur
Ministère de l’Éducation nationale (MEN)
Inspecteur de l’Education nationale - information et orientation -
Ministère du Travail et des Solidarités
Chef de la mission orientation-validation, expert délégué auprès de l’Organisation Internationale du Travail - Bureau international du travail, Genève et Budapest
Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP)
Conseiller auprès de Jean-Pierre Soisson, chargé de mission
Ministère de l’Éducation nationale (MEN)
Instituteur, puis psychologue scolaire

Établissement & diplôme

Université de Dijon - CNAM
Master, organisation- économie - psychologie sociale
CNAM PARIS
Diplôme d’Etat de psychologie scolaire

Fiche n° 56464, créée le 26/05/2026 à 11:51 - MàJ le 14/10/2026 à 12:02


[1] Edward N. Lorenz, « Deterministic Nonperiodic Flow », Journal of the Atmospheric Sciences, vol. 20, n° 2, 1963, p. 130-141. L’épisode de l’arrondi, sur un calculateur Royal McBee, date de 1961. Le titre au papillon de sa communication de 1972 devant l’American Association for the Advancement of Science a été proposé par Philip Merilees.

[2] Henri Poincaré, Science et méthode, Ernest Flammarion, 1908, livre premier, chapitre IV, p. 68.

[3] Timur Kuran, « Now out of Never : The Element of Surprise in the East European Revolution of 1989 », World Politics, vol. 44, n° 1, 1991, p. 7-48.

[4] Per Bak, Chao Tang et Kurt Wiesenfeld, « Self-organized criticality : an explanation of 1/f noise », Physical Review Letters, vol. 59, 1987, p. 381-384, pour l’expérience du tas de sable.

[5] David Ruelle et Floris Takens, « On the nature of turbulence », Communications in Mathematical Physics, vol. 20, 1971. En français, David Ruelle, Hasard et chaos, Odile Jacob, 1991.

[6] René Thom, Paraboles et catastrophes, Flammarion, 1983, sur l’usage métaphorique des modèles. Pagination à préciser.

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