L’École n’a pas besoin d’un parti, elle a besoin d’intelligence (Jean-Pierre Bellier)

News Tank Éducation & Recherche - Paris - Analyse n°454999 - Publié le
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« Prétendre engager un plan sur vingt ans sans commencer par l’analyse des dix précédentes pourrait s’apparenter à une sorte d’amnistie que l’on cherche à s’accorder à soi-même ! », écrit Jean-Pierre Bellier, psychologue de l’éducation, Igésr Inspecteur/inspectrice générale de l’éducation, du sport et de la recherche honoraire, conseiller scientifique de Futuribles, dans une analyse pour News Tank, le 28/09/2026.

Il revient sur la création du « parti de l’École », annoncée le 16/09, par Christophe Kerrero, ancien recteur de Paris, Vanessa Duchatelle, cofondatrice de l’association ScholaVie, et Damien Baldin, directeur général de la fondation La France s’engage. News Tank s’en faisait l’écho dans une interview des trois fondateurs, le même jour.

Or, pour Jean-Pierre Bellier, les chantiers relevés par ce parti ont un défaut : « ils ne parlent que du contenant ». Lui invite à se pencher plutôt sur trois défis « qui parlent de l’enfant » :
• « prendre en compte les dynamiques psychiques, individuelles et collectives, qui habitent l’École » ;
• « régler une fois pour toutes et avec discernement la question de l’accès aux écrans dans l’enceinte des établissements et engager derechef une éducation à l’usage de l’intelligence artificielle dans sa complémentarité à l’intelligence humaine » ;
• « une école qui prépare au monde qui change », plus chaud et plus incertain.

« Relever ces trois défis ne constitue pas un programme, j’en conviens. Mais ils disent ce que le manifeste du parti de l’École passe sous silence : sur quelle connaissance de l’enfant, de la machine et du monde on pourrait rebâtir une École de la réussite. »


Des fondateurs qui méritent toutefois mieux qu’un procès d’intention

Le 16 septembre 2026, huit jours après les pires résultats français jamais mesurés par PISA Program for International Student Assessment , un « parti de l’École », à la surprise générale, a surgi de nulle part. Enfin presque : trois fondateurs pas totalement inconnus, quatre chantiers, un cap sur vingt ans. Pas de budget, pas de programme, juste une ambition : « mettre les vrais choix sur la table ».

On lit le manifeste : « le problème de l’École ne se résoudra pas par une, trois ou dix mesures supplémentaires » ; l’École a été « beaucoup réformée » sans que soient « créées les conditions pour que les transformations puissent réellement aboutir » ; « il faut changer de méthode » [1]. On croirait lire un tract syndical. Ce texte a paradoxalement le mérite de la franchise : il reconnaît l’échec de la méthode précédente ; dommage de ne pas rappeler qui en furent les inspirateurs…

Interrogés par le Café pédagogique, les fondateurs du « parti de l’École » [Christophe Kerrero Cofondateur et porte-parole @ Association le Parti de l’École
, Vanessa Duchatelle Co-fondatrice et porte-parole @ Association le Parti de l’École • Directrice générale et co-fondatrice @ ScholaVie
, Damien Baldin] récusent toute filiation : « Il y a beaucoup plus de personnes qui n’ont pas eu affaire à Jean-Michel Blanquer Président @ Terra Academia • Professeur @ Université Paris 2 - Panthéon-Assas
que l’inverse », répond l’un ; l’autre revendique « une répartition équilibrée en termes de types d’acteurs ou de positionnement politique » et affirme que le but est « de co-construire et non d’être le cheval de Troie de quiconque » [2].

Leurs parcours, surtout, ne se limite pas à une étiquette.

  • Recteur de Paris, le premier d’entre eux a conduit en 2021 la réforme de l’affectation au lycée dont l’Institut des politiques publiques a mesuré les effets : la ségrégation sociale entre lycées publics parisiens a reculé de 39 % en deux ans, la ségrégation scolaire d’environ 30 % ; la part des boursiers a doublé à Henri-IV et Louis-le-Grand [3]. C’est l’une des rares politiques de mixité de la décennie dont on puisse reconnaître les effets. Il a démissionné en février 2024, fait rarissime pour un recteur, après avoir été publiquement désavoué par sa ministre sur un projet d’ouverture des classes préparatoires aux élèves modestes [4].
  • La cofondatrice a fondé en 2019 ScholaVie, association qui forme les professionnels de l’éducation aux compétences psychosociales et revendique quelque 18 000 personnes formées dans vingt-trois académies [5].
  • Quant au troisième cofondateur, qui a codirigé Le Choix de l’école - conventionné en janvier 2017 et que le ministère de Jean-Michel Blanquer a défendu puis étendu à quatre académies -, il dirige désormais « La France s’engage », fondation présidée par Audrey Azoulay Présidente @ La France s’engage
    • Née en août 1972
    depuis 2025. Cette même fondation avait d’ailleurs récompensé Le Choix de l’école en 2019.

L’amnistie que l’on s’accorde à soi-même

Pourtant, les « une, trois ou dix mesures supplémentaires » dont le manifeste ne veut plus, ce sont bien les leurs. Le premier d’entre eux, notamment, qui a dirigé le cabinet de Jean-Michel Blanquer de 2017 à 2020 : le dédoublement des classes de CP Cours préparatoire et de CE1, les évaluations nationales exhaustives, la réforme du lycée et du baccalauréat, la loi « pour une école de la confiance » de 2019, l’installation du conseil scientifique de l’Éducation nationale en janvier 2018 sont sortis de ce bureau-là.

Pour compléter le paysage, rajoutons que le ministre actuel, Édouard Geffray Ministre @ Ministère de l’éducation nationale
, fut nommé par Jean-Michel Blanquer successivement directeur général des ressources humaines puis directeur général de l’enseignement scolaire, c’est-à-dire un numéro deux et deux bis du ministère, chargé de mettre en œuvre ces réformes [6]. La cohorte évaluée par PISA en 2025 a fait toute sa scolarité secondaire dans l’École qu’ils ont dessinée.

Le bilan de cette École n’est pas à inventer : il a été dressé, pendant qu’ils étaient aux affaires, par ceux qui la font vivre au quotidien. En décembre 2020, 72 % des enseignants du public estimaient dans un sondage Ipsos que les réformes allaient « dans la mauvaise direction » et 71 % qu’elles n’aidaient pas les élèves ; les non-syndiqués se montraient plus sévères encore que les syndiqués [7]. Le 8 janvier 2022, 2 700 enseignants et médecins écrivaient que « l’École Blanquer est celle de la reproduction sociale » [8]. Cinq jours plus tard, une grève d’une ampleur inédite fermait, selon le premier syndicat du primaire, la moitié des écoles [9]. Quant au dédoublement, mesure phare du quinquennat, la Cour des comptes, notamment, constate qu’à 800 M€ par an il « semble ne pas avoir d’impact » à long terme sur les écarts entre éducation prioritaire et hors éducation prioritaire [10].

Les deux autres fondateurs n’arrivent pas de nulle part non plus. Agir pour l’école, aux travaux de laquelle a participé la deuxième, est une association hébergée par l’Institut Montaigne qui a expérimenté sa propre méthode syllabique dans quelque 500 classes de CP ; un chercheur aussi peu suspect de complaisance pédagogiste qu’Édouard Gentaz demandait alors si une association était légitime pour diffuser et expérimenter elle-même la méthode qu’elle promeut [11].

Le Choix de l’école, que le troisième a dirigé, place dans les collèges de l’éducation prioritaire de jeunes diplômés recrutés hors concours, formés en quelques semaines, financés en partie par de grands mécènes privés ; syndicats et parlementaires y ont vu, dès 2021, l’amorce d’une privatisation du recrutement [12]. Tous ces choix ne sont pas étrangers aux travers de la « succession de réformes » excessive dont ils ont approuvé l’orchestration et qu’ils préconisent aujourd’hui de clore !

Formé à l’évaluation par son passage à l’inspection générale, le premier fondateur du parti de l’École n’a pourtant pas négligé de faire évaluer sa réforme d’Affelnet. Et s’il en publie volontiers les résultats, attestant donc de sa connaissance des vertus de l’évaluation, aucune ligne du manifeste ne dresse le bilan des dix années écoulées. Prétendre engager un plan sur vingt ans sans commencer par l’analyse des dix précédentes pourrait s’apparenter à une sorte d’amnistie que l’on cherche à s’accorder à soi-même !

Quatre chantiers qui parlent au système

Si, encore, les quatre chantiers proposaient du nouveau.

  • Le premier, le « temps » du système, réclame une trajectoire de vingt ans aux moyens sécurisés ; on en demande vingt quand on n’a rien pu prouver des dix passées au pouvoir.
  • Le deuxième, les « finalités », veut « redéfinir ce que nous voulons transmettre » : c’est le marronnier de tous les programmes depuis Jules Ferry ; ceux-là qui le proposent en ont réécrit au moins trois en dix années.
  • Le troisième, la « gouvernance », entend « briser les silos » : cela s’appelle une réforme de l’administration, voilà dix ans qu’ils la pilotent sans y avoir songé !
  • Quant au quatrième, le « périmètre », il fait des zéro-six ans leur « première priorité éducative », priorité affichée depuis ô combien longtemps et consacrée de surcroît par la loi Peillon [13] de 2013 préconisant la scolarisation des enfants de moins de trois ans.

Ces chantiers ont un défaut commun : ils ne parlent que du contenant. Le temps, la gouvernance, le périmètre sont des problématiques d’organisation du système ; seules les finalités touchent au contenu, encore est-ce sous la forme d’une liste de savoirs à redéfinir. Le parti de l’école maîtrise certes le langage de l’administration, jongle avec les organigrammes mais chacun de ces chantiers pourrait durer vingt ans sans qu’un seul élève s’en aperçoive.

Trois défis qui parlent de l’enfant

L’enseignant, le psychologue, l’inspecteur général comme l’élu de terrain que je fus pose autrement le débat. Cinquante années dans l’opérationnel, une immersion en continu dans la « vraie vie » scolaire, ont en effet une vertu : celle d’obliger à se mettre à hauteur d’élève. Qui plus est, désormais président d’une association d’anciens élèves qui tutorent, mentorent ou accompagnent des élèves en situation de fragilité, la réalité de la souffrance des jeunes est mon quotidien.

Alors, imaginons le cas - rencontré - de cette collégienne, appelons-la Inès. Elle a treize ans. Depuis trois semaines, elle arrive au collège à 8h35 pour un cours qui commence à 8 heures. On a enregistré ses retards, écrit aux parents, vu la mère, signalé son absentéisme aux services académiques. Qui s’est demandé ce qui lui passait par la tête entre 7h30 et 8h35 ? Personne, jusqu’à la découverte de sa tentative de suicide.

Inès n’est pourtant pas un cas d’école. En 2022, 14 % des collégiens et 15 % des lycéens présentaient un risque important de dépression ; près d’un lycéen sur quatre déclarait avoir eu des pensées suicidaires dans l’année, près d’une lycéenne sur trois [14]. Depuis 2017, l’École observe des comportements mais néglige d’entendre celles et ceux qui les adoptent : elle gère l’absentéisme sans décrypter les raisons du refus, signale la violence sans lire la peur, le décrochage sans lire le deuil. Elle dispose pourtant de professionnels formés à comprendre ce qu’un enfant fait de ce qu’on lui fait. Le corps des psychologues de l’Éducation nationale a été créé le 1er février 2017 ; il compte aujourd’hui un psychologue pour 1 600 à 1 800 élèves selon les décomptes, pour un millier de postes vacants [15] contre un pour 800 élèves dans les pays comparables au nôtre. Moins d’un an après sa naissance, le ministère le « gelait » et installait un conseil scientifique chargé de montrer le chemin vers l’Eldorado du « 100 % de réussite ». Le désir d’apprendre, la peur d’échouer, la place dans le groupe ? Hors sujet. Les psychologues avaient beau rappeler, avec Piaget en étendard, que l’enfant n’apprend que ce qu’il reconstruit et ne reconstruit que ce qui a un sens pour lui [16] : seules les neurosciences cognitives, l’évaluation des acquis et l'« evidence-based approach » ont eu droit de cité.

Comment ne pas tirer de ce constat l’importance de relever un premier défi, absent des quatre chantiers : prendre en compte les dynamiques psychiques, individuelles et collectives, qui habitent l’École. Ce n’est pas un chantier de plus car c’est un enjeu qui les traverse tous. Il touche au temps, puisque la France s’est dotée en août 2022 d’une stratégie interministérielle de développement des compétences psychosociales qui court jusqu’en 2037 [17] : un cap de quinze ans existe donc déjà, il n’a besoin que d’être tenu. Il touche aux finalités de l’École puisqu’apprendre à coopérer, réguler une émotion ou demander de l’aide sont des compétences, c’est-à-dire un mix de savoirs, savoir-faire et savoir-être et qui ne s’enseignent pas comme la grammaire à raison d’une heure par semaine. Ce premier défi touche à la gouvernance puisque cette stratégie associe cinq ministères et que la santé mentale, déclarée Grande cause nationale en 2025 puis prolongée en 2026 [18], se joue à la frontière exacte des silos que l’on prétend briser. Il touche enfin au périmètre, car c’est entre zéro et six ans que se nouent l’attachement, le langage et la confiance sans lesquels aucune méthode de lecture ne prend.

Il vaut aussi pour les personnels. Henri Laborit appelait inhibition de l’action l’état d’un organisme qui ne peut ni fuir ni combattre et qui s’use voire dépérit sur place [19] ; c’est souvent le sort de professeurs sommés d’appliquer des programmes qui changent avant d’avoir été appliqués. Un enseignant, dans une telle situation de contrainte, n’a plus de temps pour observer ses élèves : il les compte, les surveille et les évalue. Et pendant ce temps-là, Inès attend dans le couloir - car elle n’était arrivée qu’à 8h35.

Deuxième défi : régler une fois pour toutes et avec discernement la question de l’accès aux écrans dans l’enceinte des établissements et engager derechef une éducation à l’usage de l’intelligence artificielle dans sa complémentarité à l’intelligence humaine. En février 2025, le ministère annonçait pour tous les élèves de quatrième et de seconde un parcours obligatoire de trente minutes à une heure et demie, « bases du prompting » comprises [20]. Utile autant que délicat tant que l’on n’a pas décidé ce qui, dans l’acte d’apprendre, doit relever de l’humain ou de la machine. Une machine prédit à partir de ce qui a été ; un enseignant reconnaît, il parie sur ce qui n’est pas encore. La question n’est pas de former au numérique mais de décider ce qu’on délègue, sans prêter d’intentions aux machines ni réduire les élèves à ce qu’Irénée Régnauld nomme la « robotisation des humains » [21]. Ce défi est transversal par nature. Il redéfinit les finalités, puisqu’un devoir qu’une machine rédige en quelques secondes ne mesure plus ce qu’il prétendait naguère mesurer. Il interroge les métiers, puisque l’évaluation, l’aide aux devoirs et une part de la correction peuvent être déléguées : encore faut-il dire lesquelles. Il rejoint le premier défi, car l’élève qui confie ses angoisses à un agent conversationnel en pleine nuit est vraisemblablement un élève que personne n’a entendu dans la journée.

Troisième défi : une école qui prépare au monde qui change. Le 1er juillet 2025, 2 213 établissements étaient fermés pour cause de canicule [22]. Le climat n’a pas attendu d’être au programme pour entrer dans la classe. Le ministère répondait alors par un plan de rénovation énergétique de 40 000 écoles en dix ans, dont 2 500 engagées : outre qu’un cap décennal existe là aussi, il ne demande qu’un financement. Mais le monde qui change n’est pas seulement plus chaud. Il est plus incertain économiquement, plus conflictuel géopolitiquement, saturé d’informations dont la véracité n’est plus garantie. On ne prépare plus les nouvelles générations à ce monde en leur promettant l’employabilité ; on les prépare en leur apprenant évaluer et maîtriser les incertitudes. Ce pourrait être un objectif pédagogique mais il n’est écrit nulle part. Il traverse pourtant tout : le calendrier scolaire, que les canicules de juin rendent déjà obsolète ; les disciplines, qui toutes peuvent apprendre à raisonner sous incertitude ; l’orientation, qui promet des métiers dont une partie aura disparu ; et, une fois encore, la santé psychique puisque l’éco-anxiété des adolescents n’est pas une lubie ; c’est un fait clinique que les psychologues rencontrent de plus en plus souvent dans leurs échanges avec les élèves.

Trois défis, donc, mais un seul objet. Ils ne se juxtaposent pas, ils se tiennent. L’adolescente que la canicule prive de cours et que les réseaux saturent d’images de fin du monde est la même qui, le soir, interroge une machine plutôt qu’un adulte ; c’est aussi elle qui arrive en retard le lendemain. Le climat nourrit l’angoisse, l’intelligence artificielle lui offre un confident sans visage alors que l’École ne fait qu’enregistrer son retard. Chaque défi renvoie aux deux autres : l’élève et son éducation. C’est pourquoi ils ne relèvent d’aucune direction d’administration centrale en particulier mais de toutes à la fois, d’aucune discipline mais de chacune, pas davantage des seuls enseignants que des psychologues, des infirmières, des familles ou des collectivités qui bâtissent les écoles. Voilà ce que j’appelle transversalité : non pas un chantier de plus à côté des autres, mais un regard qui les traverse.

En guise de conclusion : la fonction crée l’organe

Relever ces trois défis ne constitue pas un programme, j’en conviens. Mais ils disent ce que le manifeste du parti de l’École passe sous silence : sur quelle connaissance de l’enfant, de la machine et du monde on pourrait rebâtir une École de la réussite. Leur intérêt tient à trois propriétés que les quatre chantiers n’ont pas. Ils sont opérationnels : ils se jouent dans la classe, entre un enfant, un adulte et le monde ; ils se vérifient à la rentrée suivante plutôt qu’en 2036 ou 2046. Ils sont transversaux : chacun traverse les quatre chantiers, alors qu’aucun chantier ne rejoint l’élève. Ils s’appuient sur l’existant : une stratégie des compétences psychosociales jusqu’en 2037, une grande Cause nationale, un corps de psychologues créé en 2017…

En 1947, le plan Langevin-Wallon n’avait pas de parti : il avait une théorie de l’enfant, qu’Henri Wallon mettait à l’épreuve depuis novembre 1945, à Grenoble, avec l’appui d’un jeune instituteur, Bernard Andrey [23], devenu le premier psychologue scolaire de France. C’est de cette expérimentation qu’est née, entre autres, la psychologie scolaire [24]. Comme quoi c’est la fonction qui crée l’organe, pas l’inverse.

Fonder un parti est une réponse à une volonté de vouloir agir sur la technostructure ; l’École, de son côté, ne pose qu’une question : celle de la transmission de la connaissance. Tant que l’on répondra à la seconde par la première, il n’y aura d’autre issue que de plaider 20 ans de sursis. Dans vingt ans, Inès aura trente-trois ans. C’est à elle qu’il faudra rendre des comptes.

Parcours

Mairie de Nanterre
Maire adjoint
Education Nationale - P@irformance
Inspecteur général
Conseil général des Hauts-de-Seine
Directeur éducation et enseignement supérieur
Ministère de l’Éducation nationale (MEN)
Inspecteur de l’Education nationale - information et orientation -
Ministère du Travail et des Solidarités
Chef de la mission orientation-validation, expert délégué auprès de l’Organisation Internationale du Travail - Bureau international du travail, Genève et Budapest
Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP)
Conseiller auprès de Jean-Pierre Soisson, chargé de mission
Ministère de l’Éducation nationale (MEN)
Instituteur, puis psychologue scolaire

Établissement & diplôme

Université de Dijon - CNAM
Master, organisation- économie - psychologie sociale
CNAM PARIS
Diplôme d’Etat de psychologie scolaire

Fiche n° 56464, créée le 26/05/2026 à 11:51 - MàJ le 14/10/2026 à 12:02


[1] Le parti de l’École, manifeste, lepartidelecole.fr

[2] Le Café pédagogique, « Les disciples de Jean-Michel Blanquer fondent le parti de l’École », 22 septembre 2026.

[3] P. Charousset et J. Grenet, « Réforme d’Affelnet-lycée à Paris : quels effets sur la mixité sociale et scolaire ? », Institut des politiques publiques, février 2023

[4] Acteurs publics, « Christophe Kerrero, recteur de l’académie de Paris, démissionne », 2 février 2024, citant l’AFP.

[5] La Tribune de l’initiative, « ScholaVie : et si les compétences psychosociales étaient la clé de la réussite scolaire ? », 6 janvier 2026.

[6] Le Café pédagogique, « Édouard Geffray, bras droit de Jean-Michel Blanquer, est le 7e ministre de l’Éducation nationale », 13 octobre 2025.

[7] Sondage Ipsos pour la FSU, 1er décembre 2020 ; analyse de L. Frajerman, Le Monde, 8 décembre 2020.

[8] « 2 700 acteurs de l’éducation et des médecins dénoncent le bilan de Macron et de Blanquer à l’école », tribune, Le Journal du dimanche, 8 janvier 2022.

[9] SNUipp-FSU, « Mon école craque : ampleur inédite de la grève du jeudi 13 janvier », 13 janvier 2022 (75 % de grévistes selon le syndicat)

[10] Assemblée nationale, rapport d’information n° 1600 sur l’impact de la politique du dédoublement et de la fermeture de classes dans le premier degré, A. Boulogne, 18 juin 2025, citant la Cour des comptes.

[11] S. Mouillard et M. Piquemal, « Lecture : Agir pour l’école sème la discorde par sa méthode », Libération, 22 janvier 2019.

[12] SNES-FSU Créteil, « Note de synthèse sur Le Choix de l’école », avril 2022 ; B. Lachaud, député, « Le scandale du Choix de l’école », 27 septembre 2021.

[13] La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République prévoit que les enfants « peuvent être accueillis dès l’âge de deux ans révolus dans des conditions éducatives et pédagogiques adaptées à leur âge ».

[14] Santé publique France, « La santé mentale et le bien-être des collégiens et lycéens en France hexagonale. Résultats de l’enquête EnCLASS 2022 », 9 avril 2024 : 24 % des lycéens déclarent des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois (31 % des filles, 17 % des garçons).

[15] Décret n° 2017-120 du 1er février 2017 portant statut particulier des psychologues de l’éducation nationale ; Le Café pédagogique, « Santé scolaire : « Assez de blabla » », 12 juin 2025 (un psychologue pour 1 600 élèves, environ 1 000 postes vacants). Le rapport de 1 pour 1 800 résulte d’environ 7 000 psychologues pour 12,5 millions d’élèves.

[16] J. Piaget, Où va l’éducation ?, Denoël-Gonthier, 1972 (textes rédigés en 1971 pour l’Unesco).

[17] Instruction interministérielle n° 2022/131 du 19 août 2022 relative à la stratégie nationale multisectorielle de développement des compétences psychosociales chez les enfants et les jeunes 2022-2037.

[18] La santé mentale a été déclarée Grande cause nationale 2025 par le Premier ministre Michel Barnier, puis prolongée en 2026.

[19] H. Laborit, L’Inhibition de l’action, Masson, 1979.

[20] Le Café pédagogique, « IA : le ministère annonce une charte et un parcours Pix obligatoire en 4e et 2nde », 13 février 2025.

[21] Irénée Régnauld, cofondateur du collectif technocritique Le Mouton numérique ; voir Y. Benayoun et I. Régnauld, Technologies partout, démocratie nulle part, FYP, 2020.

[22] Ministère de l’Éducation nationale, « Point d’étape des conséquences de la canicule sur l’accueil des élèves et des personnels », 1er juillet 2025 ; VousNousIls, 2 juillet 2025 (2 213 établissements fermés le 1er juillet ; plan de rénovation de 40 000 écoles en dix ans, 2 500 engagées).

[23] B. Andrey, Sans souvenirs pas de mémoire, SUDEL, 1996

[24] Commission ministérielle d’étude pour la réforme de l’enseignement, dite Langevin-Wallon, rapport remis en juin 1947.

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