
Journée européenne du doctorat : « La recherche a besoin de jeunes talents » (Claudie Haigneré)
« La recherche est le socle pour apporter des transformations pour le meilleur à notre monde. Cette recherche a besoin d’enthousiasme, de curiosité et de jeunes talents, et d’être la plus inclusive possible », déclare Claudie Haigneré
administratrice @ Fondation Innovation et Transitions • Ambassadrice @ Agence Spatiale Européenne
à l’occasion de la Journée européenne du doctorat, le 13/05/2026.
Marraine de l’événement, Claudie Haigneré est docteure en neurosciences et a notamment été astronaute. Elle a également été ministre déléguée à la recherche et aux nouvelles technologies (2002-2004) et présidente d’Universcience (2010-2015).
« L’idée de s’engager dans un doctorat est un espace de liberté », poursuit-elle. « Les entreprises et le monde économique ont besoin aujourd’hui de ces cerveaux qui réfléchissent en profondeur, à distance et qui savent remettre en question les hypothèses, en capacité d’innover et de s’adapter avec persévérance et dans le temps long. »
« Nous avons besoin de vous. L’Europe a besoin de vous. Le monde a besoin de vous », déclare Philippe Baptiste
Ministre @ Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
, ministre de l’Esre. « La science est bousculée à travers la planète. Les chercheurs sont souvent mis en cause. C’est dans des temps comme ceux-là que nous avons besoin que des jeunes prennent ce chemin exigeant du doctorat pour porter la voix de la science avec résolution et enthousiasme. »
Au total, 180 événements se sont tenus en Europe pour célébrer la première édition de cette journée européenne du doctorat.
« Nous avons besoin de promouvoir le doctorat » (E. Angel-Perez, vice-présidente de Sorbonne Université)
« Nous avons besoin de promouvoir le doctorat », déclare Élisabeth Angel-Perez
Vice-présidente recherche et innovation @ Sorbonne Université
, vice-présidente recherche, doctorat et innovation de Sorbonne Université, à l’occasion d’un événement organisé dans le cadre de la journée européenne du doctorat par l’Andès
Association nationale des docteurs
(Association nationale des docteurs) à Sorbonne Université, le 13/05/2026.
Pour Bertrand Granado, directeur du collège doctoral de Sorbonne Université, cette journée a un objectif : montrer « le rôle clef des docteurs et de la formation doctorale dans l’excellence scientifique, l’innovation, tant pour le monde académique que pour la société ».
« Les ressources humaines ont parfois du mal à placer le doctorat sur leurs grilles. C’est aussi pour cela que nous organisons de tels événements, pour mieux expliquer ce qu’est un doctorat et ce qu’il apporte à la société », indique le directeur du collège doctoral.
Pour le Mesre, la journée européenne du doctorat porte quatre ambitions :
- « affirmer l’importance du doctorat et des docteurs pour l’Europe, pour la science et la recherche académique et privée, mais aussi pour le développement et l’innovation dans la société et rappeler que la formation doctorale est essentielle pour préparer l’avenir scientifique de l’Europe ;
- renforcer l’attractivité de la formation doctorale pour les étudiants européens et internationaux ;
- sensibiliser les employeurs et faire reconnaître les diplômes de doctorat ;
- mettre en lumière la diversité des parcours et l’impact sociétal des titulaires de doctorat ».
« La France doit former davantage de docteurs » (SNPTES Syndicat national des personnels techniques, scientifiques et des bibliothèques de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la culture )
« La France doit former davantage de docteurs… dans de bonnes conditions », déclare le SNPTES le 13/05/2026. Si le syndicat salue la mobilisation autour de la journée européenne du doctorat, il estime que « beaucoup reste à faire ».
Le syndicat évoque notamment le sujet de la santé mentale des jeunes chercheuses et chercheurs. « En France, plus d’un doctorant sur deux déclare être exposé au stress [selon une enquête du RNCD Réseau national des collèges doctoraux publiée en 2023]. L’enquête d’Adèle Combes “Comment l’université broie les jeunes chercheurs” documente des pratiques inacceptables. »
« Plus récemment, le rapport “Pressions, silence et résistances”, publié le 16/12/2024 par l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur, montre que plus d’un doctorant sur deux considère le doctorat comme une période particulièrement propice aux violences sexistes et sexuelles, et que près d’un quart déclare en avoir subi ou été témoin directement au laboratoire. »
« Par ailleurs, la France reste l’un des seuls pays européens où aucune formation n’est requise pour encadrer des doctorants. Malgré les engagements pris par le Mesre depuis 2019, le texte de loi sur l’habilitation à diriger des recherches n’a pas évolué. Le SNPTES demande que des formations à l’encadrement soient rendues obligatoires pour tout personnel en situation d’encadrement d’une thèse. »
Le SNPTES s’interroge aussi sur le nombre important de départs à la retraite à venir chez les enseignants-chercheurs. Pour le syndicat, « nous ne parvenons ni à recruter, ni à former, ni à retenir suffisamment les jeunes docteurs ».
« Enfin, le texte de loi sur le doctorat fête ses dix ans cette année. Il demeure perfectible : il se concentre largement sur les structures et trop peu sur le doctorat lui-même. Le SNPTES appelle à une véritable reconnaissance des encadrants, notamment les directeurs de thèse non titulaires de l’habilitation à diriger des recherches, à une distinction plus nette entre formation initiale et formation continue, et à une législation enfin claire sur l’obligation de financement de thèse. »
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