PIA 4 : « Simplifier », mot d’ordre de Guillaume Boudy qui présente les orientations et premiers AAP

News Tank Éducation & Recherche - Paris - Interview n°205823 - Publié le 21/01/2021 à 12:15
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Guillaume Boudy - ©  D.R.

« Nous avons voulu simplifier les choses en affichant seulement deux piliers. Il y a un pilier dit dirigé ou stratégique (12,5 Md€) dans lequel on construit des stratégies en nombre limité, une quinzaine sur la durée du PIA Programme d’investissements d’avenir  4. Et un volet “structurel” (7,5 Md€) qui comprend le soutien au secteur de l’Esri Enseignement supérieur, recherche et innovation (4,25 Md€) et les aides à l’innovation (3,25 Md€) ».

C’est ce que déclare Guillaume Boudy Secrétaire général pour l’investissement @ Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) • Maire @ Ville de Suresnes
, secrétaire général à l’investissement, dans un entretien à News Tank, le 08/01/2021. 

Il revient notamment sur la quinzaine de « stratégies d’accélération » qui marqueront ce nouveau plan, à commencer par celle sur le quantique, dévoilée ce jeudi 21/01 par Emmanuel Macron Président de la République @ Présidence de la République (Elysée)
, lors d’un déplacement à l’Université Paris-Saclay. 

« Ces stratégies sont intégrées : par exemple la stratégie quantique intéressera des chercheurs, des laboratoires, des start-up… », souligne Guillaume Boudy.

L'écosystème Esri bénéficiera de 4,25 Md€ dont 3 Md€ qui incluent les moyens déjà alloués par les PIA passés aux Idex Initiative(s) d’excellence , I-site Initiative-Science-Innovation-Territoire-Economie et aux autres programmes financés par les dotations non consomptibles. Il y aura « au moins 1,25 Md€ pour de nouveaux appels à projets », indique Guillaume Boudy.

Laurent Buisson Directeur programme Centres d’excellence @ Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) • Directeur du programme Centres d’excellence @ Secrétariat général pour l’investissement (SGPI)
, directeur du programme « Centres d’excellence », annonce au cours du même entretien que trois appels à projets devraient être lancés pour l’Esri dans le cadre de ce PIA 4.

Le plus doté des trois visera à « reconnaître l’excellence sous toutes ses formes dans l’enseignement supérieur », avec « la moitié des moyens qui iraient vers des Idex ou des I-site, et l’autre moitié vers des établissements ou des sites non liés à une Idex ou à une I-site ».

Interrogés sur les nouveaux PEPR Programmes et équipements prioritaires de recherche , qui remplacent les PPR Programme prioritaire de recherche et Équipements structurants pour la recherche du PIA 3, Guillaume Boudy et Laurent Buisson estiment que la plupart seront pilotés par des organismes de recherche. « Mais il n’est pas exclu que certaines universités en pilotent », ce qui supposera « d’assumer une responsabilité nationale ».


« Simplifier les choses en affichant seulement deux piliers »

Le PIA 4 a été officiellement annoncé par le Premier ministre Jean Castex Premier Ministre @ Premier Ministre - Hôtel de Matignon
le 08/01/2021. En quoi se distingue-t-il vraiment de ses prédécesseurs ?

Guillaume Boudy : Par rapport aux précédents PIA Programme d’investissements d’avenir , ce n’est pas tant l’objectif global qui change : il s’agit toujours d’accompagner les grandes transformations du pays, notamment la transition écologique, tout en favorisant la création durable d’emplois grâce à la compétitivité.

Le fait nouveau, qui n’était que sous-jacent dans les précédents PIA, est la question de la souveraineté et de la résilience, car la crise a révélé que sur des secteurs comme la santé, notre pays était devenu dépendant de l’extérieur.

Dans les précédents PIA, on mettait en œuvre des programmes décidés une fois pour toutes, financés par de très nombreux outils ; avec le temps, ce sont près de 120 outils financiers qui s’étaient accumulés.

Et il y avait un gros défaut : une capacité d’adaptation moindre nécessitant en permanence de pratiquer un mécano de déconstruction-reconstruction pour prendre en charge des priorités nouvelles ; d’où de très gros mouvements sur les crédits du PIA en LFR Loi de finances rectificative , et parfois une certaine incompréhension totale de la part des parlementaires, mais aussi d’une grande partie des acteurs de l’écosystème.

Mais comment le PIA 4 compte-t-il régler ces problèmes ?

Guillaume Boudy : Nous avons voulu simplifier les choses en affichant seulement deux piliers :

  • Il y a un pilier dit dirigé ou stratégique (12,5 Md€) dans lequel on construit des stratégies en nombre limité, une quinzaine sur la durée du PIA 4, clairement affichées sur des enjeux sectoriels et de transformation de la vie des gens : mieux se nourrir, mieux se déplacer, mieux construire la ville de demain, mieux se soigner, mieux vivre le vieillissement, etc.

Ces stratégies sont intégrées : par exemple la stratégie quantique intéressera des chercheurs, des laboratoires, des start-up… ; de même, sur la stratégie « enseignement et numérique », il s’agit de sujets relatifs aux contenus pédagogiques digitalisés, aux équipements, et à la formation des enseignants.

Les « programmes et équipements prioritaires de recherche » prendront la suite des PPR et des Equipements structurants pour la recherche du PIA 3. »

Par ailleurs, ces stratégies d’accélération ont vraiment été travaillées en interministériel pour n’oublier aucun aspect : financier, mais aussi réglementaire, environnemental et européen. Car par le passé, on a parfois lancé des PoC Proof of concept , de très belles expérimentations… mais en arrivant sur le marché, cela n’avait pas suivi du côté de la réglementation et on perdait beaucoup de temps et souvent notre avance compétitive.

Enfin, ces stratégies intègrent l’amont et l’aval, en entraînant non seulement les entreprises et technologies qui sont prêtes, mais en préparant aussi le « coup d’après » grâce aux PEPR Programmes et équipements prioritaires de recherche .

Ces PEPR (Programmes et équipements prioritaires de recherche, dotés de 3 Md€) prendront la suite des « PPR Programme prioritaire de recherche  » et des « Équipements structurants pour la recherche » du PIA 3 afin d’améliorer leur articulation.

  • Un volet « structurel » (7,5 Md€) qui comprend le soutien au secteur de l'Esri Enseignement supérieur, recherche et innovation (4,25 Md€) et les aides à l’innovation (3,25 Md€).

Commençons par détailler les 12,5 Md€ alloués à la quinzaine de stratégies d’accélération du volet dit « dirigé », comment seront-ils répartis ?

Guillaume Boudy : Pour le volet dirigé, il y a 10 Md€ répartis sur quatre outils qui constituent le cœur des stratégies, et 2,5 Md€ de fonds propres ayant vocation au cas par cas à venir en appui au financement de stratégies, mais aussi du structurel. Cette poche fonds propres était de 4 Md€ sur le PIA 3.

Les montants de PIA consacrés aux stratégies d’accélération déjà définies vont aujourd’hui de 300 M€ à près de 1 Md€ (pour l’hydrogène décarboné), et les suivantes se situeront sans doute dans cette fourchette, mais on ne veut pas définir à l’avance de montant, chaque stratégie étant financée en fonction de ses enjeux et besoins.

Les PEPR associés aux stratégies d’accélération pourront-ils aussi être pilotés par des universités ?

Laurent Buisson : Ces PEPR seront confiés à des organismes de recherche et parfois également à des établissements d’enseignement supérieur quand cela est pertinent. Par exemple, le PEPR de la stratégie d’accélération « Enseignement et numérique » devrait être piloté par le CNRS Centre national de la recherche scientifique , l’Inria Institut national de recherche en informatique et en automatique et une grande université de recherche. Pour ces PEPR liés à des stratégies d’accélération, c’est l’État qui en déterminera les pilotes. A priori, il y aura un PEPR par stratégie d’accélération.

Quid des 7,5 Md€ pour le volet dit structurel, qui concerne directement l’Esri ?

Guillaume Boudy : On l’a pensé comme la continuité des PIA précédents, ou en tout cas comme un soutien à l’écosystème qui a été créé. Nous allons continuer à faire monter en puissance de grandes universités de recherche, et aussi les entreprises en irriguant un terreau fertile de start-up innovantes d’où émergeront sans doute aussi des innovations de rupture.

4,25 Md€ sur cinq ans iront au financement structurel de l’Esri. On a aussi simplifié les choses avec :

  • environ 3 Md€, dans lesquels on retrouve les intérêts des dotations non consomptibles de 600 M€ par an, pour la perpétuation des financements d’outils existants créés par le PIA (Idex Initiative(s) d’excellence , I-site Initiative-Science-Innovation-Territoire-Economie , IRT Institut de recherche technologique , IHU Institut hospitalo-universitaire , ITE Institut pour la transition énergétique …) ayant encore besoin d’être alimentés ;
  • et au moins 1,25 Md€ pour de nouveaux appels à projets.

Par ailleurs, 1,25 Md€ sont prévus sur cinq ans pour l’innovation des entreprises qui rassemblent des crédits mis en œuvre au plan régional sur le terrain via les guichets innovation de Bpifrance, et auparavant dispersées sur un grand nombre de lignes du budget, notamment du programme 192 ; on héberge donc désormais ces dispositifs et on les sécurise dans la durée.

Ensuite, 1 Md€ sont prévus pour les projets structurants de R&D Recherche et développement (PSPC Projets structurants des pôles de compétitivité et démonstrateurs), 500 M€ sont consacrés aux concours d’innovation i-PhD Concours Bpifrance à destination des jeunes docteurs désireux de valoriser leurs recherches , i-Lab Concours Bpifrance d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes et i-Nov Concours Bpifrance qui soutient les projets de développement innovants portés par des start-up et des PME , et 500 M€ pour un PIA régionalisé doublé (contre 250 M€ dans le PIA 3) et complété à parité par les régions dont on commence à avoir des remontées.

Présentation du PIA 4 par le SGPI - ©  SGPI

Quelle place pour les collectivités dans ce nouveau PIA ? 

Nous avons aussi fait le choix délibéré d’intégrer la dimension territoriale dans les projets du PIA 4, afin de pouvoir tester les nouveaux usages et technologies sur le terrain ; ce qui permet également d’associer très en amont les collectivités, d’en faire de vraies partenaires et de voir si elles seront prêtes à investir au côté de l’État.

Le Premier ministre vient de signer un accord-cadre avec Régions de France »

Voilà pourquoi le Premier ministre vient de signer un accord-cadre avec Régions de France pour organiser nos travaux et associer les régions le plus en amont possible dans la construction de nos stratégies d’accélération. J’avais préalablement envoyé début décembre 2020 une circulaire aux préfets pour qu’ils aillent à la rencontre des régions avec la liste de stratégies en cours de préparation pour les tester auprès d’elles et voir celles que les régions sont prêtes à appuyer.

« Dans le PIA 3, on avait défini trois guichets : concours d’innovation qui a rencontré un grand succès, structuration de filières qui a un peu moins marché, et ingénierie de formation qui a démarré avec beaucoup de retard.

Dans le PIA 4, on laisse la main aux préfets et aux présidents de régions pour décider s’ils veulent plutôt mettre l’accent sur le concours d’innovation, sur la structuration de filières, sur la formation…ou tout autre levier de renforcement de la compétitivité  : à eux de nous faire des propositions, dès lors qu’elles respectent la doctrine du PIA.

Les régions pourront également spécialiser le PIA régionalisé en fonction de leurs stratégies 3S (stratégies de spécialisation intelligente) pour accélérer la spécialisation de leur région, ou au contraire pour se diversifier. Tout cela est inscrit dans l’accord-cadre qui a été signé par Renaud Muselier Président @ Région Sud • Président @ Régions de France (ex-ARF)
et le Premier ministre. »

Quatre « stratégies d’accélération » déjà validées, 11 « en préparation »

De premières mesures sont-elles déjà mises en œuvre ?

Guillaume Boudy : Quatre stratégies d’accélération ont déjà été validées :

  • enseignement et numérique ;
  • quantique [présentée par Emmanuel Macron le 21/01 lors d’un déplacement à l’Université Paris-Saclay] ; 
  • cybersécurité ;
  • et hydrogène.

11 autres stratégies sont en cours de construction : leur principe a été acté par le Premier ministre et nous y travaillons activement pour les rendre opérationnelles le plus vite possible.

Certaines stratégies d’accélération se situent plus en amont »

Notre principal objectif est que le pays ne décroche pas une fois la crise passée, mais ait au contraire gardé ou construit une avance dans un certain nombre de secteurs, en envoyant très vite des signaux de confiance et d’engagement aux entreprises dans les semaines qui viennent via le lancement d’initiatives (AMI Appel à manifestation d’intérêt , etc.) pour pouvoir engager rapidement les crédits. Le but est, en les accompagnant sur deux à cinq ans, d’engager les entreprises à lancer des investissements ou à ne pas renoncer à des investissements qu’elles avaient prévus.

Certaines stratégies d’accélération se situent plus en amont comme celles consacrées aux technologies quantiques et d’autres situées plus en aval comme l’hydrogène décarboné, technologies proches du déploiement.

Pour la stratégie « enseignement et numérique », nous avons déjà déployé deux démonstrateurs : à l’issue de cette stratégie, nous aurons réalisé des expérimentations dans dix territoires supplémentaires pour les écoles, les collèges et les lycées et sans doute une dizaine aussi pour les établissements d’enseignement supérieur.

Le PIA 4 prévoit aussi des « stratégies d’exploration » : de quoi s’agit-il ?

Guillaume Boudy : Certaines stratégies prioritaires d’investissement sont capables de couvrir une grande partie du chemin du TRL (technology readyness level), d’autres se situent beaucoup plus en amont : mais nous ne voulons pas nous interdire d’ouvrir le spectre en explorant d’autres champs pouvant permettre des ruptures technologiques à l’avenir, car nous n’avons pas la science infuse.

Un appel à programmes, plutôt qu'à projets  »

Laurent Buisson : Il y a 15 ou dix ans, si nous avions voulu lancer une stratégie accélération sur le quantique, on nous aurait dit « vous y croyez dur comme fer ! ». Aujourd’hui, nous pensons que certains secteurs sont susceptibles de connaître des transformations dans les années qui viennent grâce à des ruptures technologiques. Il nous paraît important d’investir dans ces secteurs pour que nos successeurs puissent ensuite lancer une stratégie non plus d’exploration, mais bien d’accélération.

Avec le Mesri Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation , nous avons donc souhaité financer des PEPR (programmes et équipements prioritaires de recherche) exploratoires dédiés à ces stratégies. On a ainsi décidé de s’orienter vers un appel, non pas à “projets”, mais à “programmes” pour identifier des PEPR. Lancer un appel à programmes est une nouveauté pour le PIA.

Cet appel à programmes s’adresse d’abord évidemment à des organismes de recherche, car c’est leur mission de piloter la stratégie de recherche dans certains secteurs. Mais on peut imaginer que de grandes universités de recherche seules ou en consortium puissent, dans la mesure où elles ont une vraie légitimité dans certains secteurs, proposer aussi des PEPR exploratoires qui feront l’objet d’une sélection.

Permettre à des universités de piloter des PEPR Programmes et équipements prioritaires de recherche , en les mettant sur un pied d’égalité avec les organismes de recherche, c’est presque un affichage politique, non ? 

Guillaume Boudy : Ce n’est pas un exercice politique : on a en France de très bonnes universités de recherche, et c’est dans la logique des PIA précédents qui les ont accompagnées. Par rapport au PIA 3, le nouveau PIA double la mise, on n’a jamais mis autant dans un PIA : on porte donc une ambition accrue.

Et en même temps, on capitalise sur le passé : les acteurs académiques n’ont pas fait tout ce travail ayant permis de faire monter en puissance de grandes universités de recherche pour s’entendre dire ensuite qu’elles n’auraient pas le droit de proposer des PEPR.

La plupart des PEPR seront pilotés par des organismes de recherche »

Laurent Buisson : Une université qui candidaterait au pilotage d’un PEPR doit être prête à assumer une responsabilité nationale, car les PEPR sont des programmes nationaux s’adressant à toutes les communautés scientifiques engagées à bon niveau dans la thématique de recherche concernée.

Concrètement, cela veut dire qu’une grande partie des moyens qui seront attribués à un PEPR donné ne seront pas dépensés dans les laboratoires de l’établissement qui le pilotera. C’est un changement fondamental.

Il reste toutefois probable que la plupart des PEPR seront pilotés par des organismes de recherche. Mais il n’est pas exclu que certaines universités en pilotent.

La création d’Udice Association réunissant les universités labellisées Idex , qui regroupe les Idex, a-t-elle joué dans cette évolution ?

Laurent Buisson :  C’est un moment important et qui traduit l’émergence et le développement de grandes universités de recherche, que le PIA a accompagné depuis dix ans en étroite collaboration avec le Mesri.

Je ne sais pas si des membres d’Udice seuls ou réunis en consortium se positionneront pour piloter des PEPR. Mais elle aura, comme les autres conférences d’établissements, un rôle à jouer dans la consultation accompagnant la mise en place et le suivi des stratégies d’accélération ou d’exploration et des PEPR qui leur seront liés.

« La dimension européenne est complètement intégrée dans le PIA 4 », assure Guillaume Boudy, qui avance « deux raisons essentielles » :

« sur un certain nombre de secteurs, cela n’a de sens que si on le fait avec d’autres européens : voilà pourquoi des IPCEI (Important project of commun european interest) seront coconstruits avec des collègues européens dans le cadre des de nos stratégies d’accélération, comme c’est déjà le cas pour la stratégie hydrogène ou pour le plan batteries. C’est pourquoi il est probable que certaines stratégies recouperont les thématiques soutenues par le programme Horizon Europe.

• une partie du PIA va être financée par le plan de relance européen, ce qui permettra de mobiliser les 40 Md€ qui nous ont été obtenus par la France, nos méthodes étant assez proches des démarches et objectifs européens. »

« Trois appels à projets devraient être lancés »

4,25 Md€ sont fléchés pour financer l’Esri dont 3 Md€ pour la perpétuation des financements d’outils existants créés par le PIA (Idex, I-site,  IRT, IHU, ITE…). Ces moyens sont-ils figés ?

Laurent Buisson - © Laurent Ardhuin pour l’UPMC
Laurent Buisson : Non. Il n’est pas possible de considérer ces financements comme figés sauf évidemment pour les six Idex pérennisés. Pour les autres, il y a encore une incertitude que je souhaite bien sûr voir levée de manière positive dans les 12 prochains mois.

Les dotations non consomptibles attribuées aux objets qui cesseraient d’être labellisés resteront disponibles pour le financement du volet structurel du PIA 4 dans l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. Et c’est avec ces DNC Dotation non consommable rendues disponibles qu’il sera possible d’aller au-delà de l’enveloppe de 1,25 Md€ pour les financements par projets du volet structurel.

Quels appels à projets allez-vous lancer dans ce volet structurel du PIA 4 avec les 1,25 Md€ restants pour l’Esri ?

Laurent Buisson : Trois appels à projets devraient être lancés.

  • Le premier appel, qui devrait sans doute être le plus doté, viserait à reconnaître l’excellence sous toutes ses formes dans l’enseignement supérieur ; il pourrait s’adresser à tous les sites d’enseignement supérieur, avec environ la moitié des moyens qui iraient vers des Idex ou des I-site, et l’autre moitié vers des établissements ou des sites non liés à une Idex ou à une I-site.

L’objectif est d’accompagner la différenciation entre établissements d’enseignement supérieur en montrant que l’excellence peut être partout, y compris sur des sites n’ayant pas vocation à accueillir une grande université de recherche ;

  • Un second appel pourrait viser à soutenir la diversification des ressources dans l’ESR Enseignement supérieur et recherche dans des logiques d’investissement, puis d’abondement sur une durée limitée dans le temps.
  • et un troisième appel pourrait soutenir des innovations dans le domaine de l’enseignement scolaire, en particulier en matière d’organisation et sur la base d’expérimentations : cela s’inscrit dans la suite des « Territoires d’innovation pédagogique ».

« Nos relations fonctionnent très bien et sont très fluides avec l’ANR Agence nationale de la recherche qui est un très bon opérateur de l’État. L’ANR répond à nos exigences en termes de technicité et de fiabilité, et on va continuer à s’appuyer sur elle, même s’il nous arrive évidemment d’avoir des discussions exigeantes de client à fournisseur », indique Guillaume Boudy.

« On va aussi continuer à travailler avec Bpifrance sur la partie aval. Sur la partie innovation des entreprises dans le volet structurel du PIA 4, Bpifrance va devenir l’opérateur principal pour des questions de simplification, de front office ; avec l’appui de l’Ademe Agence de l’environnement et de la maîtrise de l'énergie pour les programmes qui le nécessitent.

Quant au volet dirigé du PIA 4, pour chaque stratégie d’accélération, il peut y avoir en première ligne l’ANR sur l’amont, et sur la partie aval, on aura soit Bpifrance, soit la Caisse des dépôts ou l’Ademe. L’Ademe est par exemple très présente sur la stratégie hydrogène, c’est elle qui va piloter une bonne partie des appels à projets. Sur les stratégies 5G et cybersécurité, ce sera plutôt Bpifrance qui sera à la manœuvre. »

Guillaume Boudy


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Parcours

Ville de Suresnes
Maire
Secrétariat général pour l’investissement (SGPI)
Secrétaire général pour l’investissement
Cour des comptes
Conseiller maître
Région Auvergne Rhône-Alpes
Directeur général des services
Maîtrise des Hauts de Seine - Chœur d’enfants de l’Opéra National de Paris
Président
Cour des comptes
Conseiller maître
Ministère de la Culture
Secrétaire général
Établissement public du Palais de la Découverte et de la Cité des sciences et de l’industrie
Directeur général
Ministère de l'Économie, des Finances et de la Relance
Directeur adjoint de cabinet

Êtablissement & diplôme


Fiche n° 27891, créée le 03/01/2018 à 16:11 - MàJ le 09/10/2020 à 12:06

Laurent Buisson


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Parcours

Secrétariat général pour l’investissement (SGPI)
Directeur du programme Centres d’excellence
Secrétariat général pour l’investissement (SGPI)
Directeur programme Centres d’excellence
Sorbonne Université
Vice-président développement et partenariats économiques
Université Pierre et Marie Curie
Vice-Président Développement et partenariats économiques
Université Paris 6 - Pierre et Marie Curie (UPMC)
Vice-président ressources et moyens de l’université
Université Paris 6 - Pierre et Marie Curie (UPMC)
Directeur général délégué à la recherche et au transfert de technologie
Ministère chargé de la recherche
Chef du service de l’innovation et de l’action régionale
Ambassade de France aux Etats-Unis
Attaché scientifique
Ministère chargé de la recherche
Délégué régional à la recherche et à la technologie en Alsace

Êtablissement & diplôme

Université Joseph Fourier - Grenoble 1
Habilitation à diriger des recherches
Institut national polytechnique de Grenoble
Diplôme d'études approfondies
AgroParisTech - Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement
Ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts

Fiche n° 29306, créée le 09/03/2018 à 12:27 - MàJ le 09/03/2018 à 12:50

Secrétariat général pour l’investissement (SGPI)

Le Secrétariat général pour l’investissement est chargé du suivi du Grand plan d’investissement et de la mise en œuvre du PIA (Programme d’investissements d’avenir).


Catégorie : Divers public


Adresse du siège

Hôtel de Cassini
32, rue de Babylone
75007 Paris France


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Fiche n° 3946, créée le 04/03/2016 à 06:53 - MàJ le 24/10/2019 à 10:59