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Fariba Adelkhah : la peine de cinq ans de prison confirmée en appel par la justice iranienne

News Tank Éducation & Recherche - Paris - Actualité n°187108 - Publié le 30/06/2020 à 12:01
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©  Thomas Arrive / Sciences Po
Fariba Adelkhah - ©  Thomas Arrive / Sciences Po

La peine de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah à cinq ans de prison en Iran est confirmée en appel, selon RFI Recherche formation innovation et l’agence Reuters, le 30/06/2020.

Directrice de recherche de Sciences Po au Ceri Centre de recherches internationales , détenue en Iran depuis le 05/06/2019, Fariba Adelkhah avait été condamnée à deux peines de prison par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, le 16/05/2020 :
• l’une de cinq ans, pour collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale ;
• l’autre d’un an, pour propagande contre le système politique de la République islamique d’Iran.

Shirin Ebadi, Prix Nobel de Paix en 2003 et première femme juge en Iran, indiquait le 05/06 que ce verdict n’était pas encore définitif » et « espér[ait] qu’il ne le sera pas », avant d’ajouter que « malheureusement, le gouvernement iranien abuse des individus ayant la double nationalité pour atteindre ses propres fins politiques en les prenant en otage ».

Le 05/06/2020 marquait le premier anniversaire de l’emprisonnement de Fariba Adelkhah en Iran. Le jour même, le comité de soutien de la chercheuse franco-iranienne avait réitéré sa demande de suspension de toutes les coopérations scientifiques institutionnelles avec l’Iran : « comment continuer à travailler avec un État qui nie l’essence même de notre métier et qui, plus largement, viole les fondements les plus élémentaires de la liberté d’expression et de penser ? », lançait-il.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, écrivait qu’il condamnait « avec la plus grande fermeté » l’annonce de la condamnation de Fariba Adelkhah, le 16/05.

« Cette condamnation n’est fondée sur aucun élément sérieux ou fait établi et revêt donc un caractère politique », indiquait-il rappelant la mobilisation des autorités françaises pour obtenir des autorités iraniennes un accès consulaire pour Fariba Adelkhah, dont la double nationalité franco-iranienne n’est pas reconnue en Iran. Il « exhort[ait] les autorités iraniennes à [la] libérer immédiatement ».

Fariba Adelkhah est notamment accusée de « complot contre la sécurité nationale ».


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Fiche n° 2221, créée le 25/06/2014 à 11:09 - MàJ le 06/06/2024 à 10:56

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Fariba Adelkhah - ©  Thomas Arrive / Sciences Po