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Exclusif Idex Lyon : le départ de l’Insa du projet d’université intégrée « n’est pas un drame » (É. Maurincomme)

Paris - Publié le lundi 1 juillet 2019 à  8 h 50 - n° 150985 « L’université intégrée se fera, même si nous ignorons si nous garderons l’IdexIdexInitiative(s) d'excellence. Avec trois universités, c’est déjà une grosse structuration. Si l’ENSENSEcole normale supérieure s’intègre, en plus, c’est un bonus. Mais le départ de l’InsaInsaInstitut national des sciences appliquées n’est pas un drame », déclare Éric Maurincomme, directeur de l’Insa Lyon, à News Tank, le 28/06/2019.

Il s’exprime au lendemain du vote du CACAConseil d'administration de l'école contre le document d’orientation stratégique préfigurant l’université cible, avec les universités de Lyon 1, Lyon 3, Saint-Étienne et l’ENS, par 20 voix contre et 7 pour.

Selon lui, « jusqu’en mars, tout allait bien. Dans les dernières semaines de négociations, quand il a fallu être plus précis, les divergences entre partenaires ont commencé à apparaître […]. Nous cinq, partenaires de l’université intégrée, nous sommes perdus en cours de route, pendant la rédaction du DOSDOSDocument d'orientation stratégique. Et ce compromis, trop tiède, ne suffisait pas pour rassurer et convaincre les communautés de l’Insa à engager l’avenir de leur institut. »

Interrogé sur ce qui a été perçu comme une « arrogance » vis-à-vis des écoles internes, il se défend : « Ce n’est pas de l’arrogance : c’est une vision. Mon projet était d’unifier l’ensemble des forces d’ingénierie de trois des cinq partenaires », à l’image de ce qui se profile à Grenoble avec l’INPINPInstitut national polytechnique.

Concernant sa démission, il évoque « une décision personnelle », réfléchie depuis un an et demi. « Les négociations [sur l’université cible] aboutissaient, et c’était un bon moment pour passer le relais […]. Rétrospectivement, je m’aperçois que le timing de mon annonce n’était pas bon ». Même s’il se dit « ravi » que « l’électrochoc » de son départ ait pu « inciter les personnels à s’emparer du sujet ».

Pour ce qui est de l’avenir du site lyonnais, il dit « ne pas imaginer que l’Insa Lyon ne propose rien d’autre […]. Nous souhaitons que ce projet [d’université cible] se réalise et que le jury international de septembre labellise cette université cible avec le sceau Idex. J’espère qu’une grande université se mettra en place, qui travaillera avec tous les acteurs du site. »

Du côté de l’Insa, il estime qu’il faut réfléchir « à d’autres modes de structuration sur les sites », et la piste d’un « Insa national sur le modèle de l’IMT » est ouverte.
Éric Maurincomme - © vincent moncorge
Éric Maurincomme - © vincent moncorge

Éric Maurincomme répond à News Tank

Le débat autour du DOS et le vote négatif du CA de l’Insa le 27/06 ont révélé une inquiétude des personnels vis-à-vis du projet d'établissement cible. A quand remonte-t-elle ?

Éric Maurincomme : Le premier texte présentant le projet en octobre 2018 n’avait pas été soumis aux conseils. Entre octobre et mai, j’ai tenu informées les communautés de l’Insa et défendu le projet.

C’est au moment où le DOS a été rendu public le 28/05/2019 que j’ai senti beaucoup d’inquiétudes et d’incertitudes. Parce qu’il est plus précis et qu’il faisait l’objet d’un vote des instances. Puis, durant le mois de juin, il y a eu de nombreuses péripéties en interne, jusqu’au vote négatif du CA, le 27/06.

L’Insa Lyon ne fera pas partie de l’université cible intégréeConclusion : l’Insa Lyon ne fera pas partie de l’université cible. Mais nous avons voulu apporter notre soutien en nous engageant à collaborer avec elle dans le futur. Nous souhaitons que ce projet se réalise et que le jury international labellise cette université cible avec le sceau IdexIdexInitiative(s) d'excellence.

Un CA repoussé au 08/07, puis convoqué en urgence le 27/06

Un CA repoussé au 08/07, puis convoqué en urgence le 27/06

« Le CA a été convoqué à la demande des administrateurs, comme le prévoient nos statuts. La date du 08/07, initialement choisie par le président du CA, était en effet trop lointaine, et il existait un risque que beaucoup d’administrateurs ne soient plus dans l’école. Le président du CA craignait également que mon mandat soit écourté au 30/06. »

Cette opposition en interne a-t-elle été nourrie par des divergences entre les partenaires ?  

J’ai ma part de responsabilitéJusqu’en mars, tout allait bien. Mais il est vrai que dans les dernières semaines de négociations, quand il a fallu être plus précis, les divergences entre partenaires ont commencé à apparaître. De fait, le projet décrit dans le DOS est flou parfois volontairement, faute d’accords avec nos partenaires sur certains points. Et cela a affaibli la confiance des communautés de l’Insa.

J’ai ma part de responsabilité. Depuis le début, je pense que l’Insa doit aller dans ce projet, pour unifier les forces d’ingénierie du site. Mais nous n’avons pas réussi à l’écrire comme cela. 

Est-ce aussi parce que votre vision de ce que devait être le pôle ingénierie de l’université intégrée n’a pas été retenue ?

Je souhaitais un scénario à la grenobloise. J’ai beaucoup discuté avec Pierre BenechPierre Benech, l’administrateur de Grenoble INPINPInstitut national polytechnique, qui verra sa dotation accrue de celles de l’IAE et de Polytech, avec un transfert de ces composantes de l’université vers Grenoble INP.

C’est ce que j’avais proposé dès fin 2017 à Emmanuel PerrinEmmanuel Perrin, directeur de Polytech Lyon et Jacques FayolleJacques Fayolle, directeur de Télécom Saint-Étienne, puis à mes collègues du G7 [l’ensemble des représentants des cinq établissements membres et la Comue] en janvier 2019.

C’est ce qui avait été écrit dans un premier temps, dans des documents, en mars et avril : qu’il y aurait un pôle d’ingénierie, dirigé par l’Insa Lyon. Mais au fil de la rédaction du DOS, il y a eu des allers-retours qui ont fragilisé la vue d’ensemble, en ajoutant, par exemple, des possibilités de révocation du directeur du pôle par le président de l’université.

Je n’ai pas réussi à faire écrire ce que j’avais en têteJe n’ai pas réussi à faire écrire ce que j’avais en tête, et qui peut-être n’était pas dans la tête des universités. Il y avait de fortes tensions dans certains groupes de travail. Et certains ne souhaitaient pas la présence de l’Insa.

En interne, cette défiance universitaire était vue comme un facteur d’échec.

Cette difficulté à se mettre d’accord aurait-elle pu être évitée ?

Nous n’avons pas réussi à construire l’université cible de nos rêves. A l'été 2018, il y avait une dynamique, mais nous sommes ensuite revenus à des aspects pratiques, loin d’une logique de projet enthousiasmant.

Je pense qu’on a eu un problème de méthode et de différence de cultures. J’ai fait beaucoup de fusions/acquisitions dans ma carrière. À chaque fois, ce qui compte, c’est le projet de l’entreprise, en décrivant précisément comment il fonctionnera.

Nous cinq, partenaires de l’université intégrée, nous nous sommes perdus, en cours de route, pendant la rédaction du DOS. Mais ce compromis, trop tiède, ne suffisait pas pour rassurer et convaincre les communautés de l’Insa à engager l’avenir de leur institut.

Certains évoquent également une certaine arrogance de l’Insa Lyon vis-à-vis des écoles internes. Y a-t-il eu un problème d’approche, d’attitude ?

Créer un grand pôle d’ingénierie qui harmonise tout le système. Ce n’est pas de l’arrogance, c’est une visionChacun apporte son ressenti dans une négociation et dans notre cas, elle n’a pas abouti. Depuis 40 ans, le site lyonnais se fragmente côté formations d’ingénieur. J’ai expliqué que la motivation de l’Insa à choisir l’université intégrée était de simplifier la vie des étudiants et des entreprises en créant quelque chose d’englobant : un grand pôle d’ingénierie qui harmonise tout le système. Ce n’est pas de l’arrogance : c’est une vision.

Mon projet était d’unifier l’ensemble des forces d’ingénierie de trois des cinq partenaires. Mais nous n’y sommes pas parvenus. Dans le DOS, l’ingénierie était encore partagée sur deux des huit pôles de formation et de recherche : celui de « Sciences, technologie et société » et celui d’ingénierie.

Mais cette vision a généré des tensions…

Oui, j’ai rencontré une hostilité certaine, de la part des dirigeants des écoles d’ingénieurs internes, mais aussi d’autres acteurs. Cela n’est pas anormal dans une négociation. Mais j’estime qu’il faut voir ce qui relève de l’intérêt général, et en l’occurrence, comment utiliser au mieux les financements de l’État.

Est-ce que la question de l’accréditation des diplômes a pesé dans la résistance de l’Insa?

Oui, cela a compté. Je souhaitais qu’en 2025, l’Insa délivre tous les diplômes du pôle. Mais, cela non plus, nous n’avons pas réussi à l’écrire. Nous avons laissé la place à trop d’interprétations. Concernant l’Insa, le DOS aurait dû être beaucoup plus précis.

Des administrateurs, lors du CA du 20/06, exprimaient également la crainte d’une disparition à terme de l’Insa, au sein de l’université intégrée ?

Oui, certains l’ont craint. L’ordonnance de décembre 2018 permet tout. Encore faut-il bien décrire les règles dans les statuts.

L’université cible reste décisionnaireNous avons écrit des clauses de sortie, mais pas juridiquement. Nous indiquions que les procédures de retrait doivent être motivées par un manquement au pacte originel. Mais il est si flou que nous n’y dérogerons jamais ! Par ailleurs, il fallait un vote positif de l’établissement et de l’université. Donc, in fine, c’est l’université cible qui reste décisionnaire.

Tout cela pouvait mener à des scénarii anxiogènes. Et c’est pour cela que d’aucuns pensaient qu’il n’y aurait pas de sortie possible pour l’Insa. PSLPSLParis Sciences Lettres par exemple est plus précis dans ses statuts : seul le vote de l’établissement-composante compte.

Un fait majeur a eu lieu en ce mois de juin : l’annonce de votre démission… Pourquoi ce départ ?

J’aurais pu attendre la fin de mon mandat, en juin 2021. J’étais en poste depuis juillet 2011 et cela faisait un an et demi que je souhaitais m’ouvrir aux opportunités. Je l’ai dit en interne, mais ça n’a peut-être pas été entendu.

Au printemps, on m’a fait deux propositions et l’une des deux a retenu mon intérêt. J’ai trouvé sans chercher, là où j’aurais pu mettre des mois à chercher sans forcément trouver. C’était une décision personnelle. Pour moi, les négociations aboutissaient, et c’était un bon moment pour passer le relais.

J’ai prévenu le MesriMesriMinistère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, le 04/06, mon équipe de direction le 05/06 et les personnels le 06/06 au matin. Le Mesri m’a alors demandé de rester jusqu’en septembre, afin de permettre un processus complet pour recruter un successeur et d’éviter un intérim.

Votre annonce tombait à un moment décisif, avec les votes à l’Insa sur le DOS

Rétrospectivement, je m’aperçois que le timing de mon annonce n’était pas bon. Quoique : si elle avait eu lieu après le vote du CA ou en septembre, au moment de repasser devant le jury Idex, on aurait pu me le reprocher également.

Cette annonce a été un choc pour les personnels de l’Insa, mais ensuite, cela a été compris très vite. Les gens connaissaient mon statut de contractuel : je n’étais que de passage et c’est d’ailleurs cela qui me donne une liberté de parole et d’action.

Une espèce d’hystérie collective sur la place lyonnaiseMais je n’avais pas anticipé une espèce d’hystérie collective sur la place lyonnaise, qui a eu un effet délétère et a pu jouer dans le vote négatif du CA de l’Insa.

Pour moi, ma première préoccupation, c’est l’Insa : je veux être sûr que l’Insa ait un cap et une stratégie. Je prépare cet avenir de l’école sans moi depuis janvier 2018, date à laquelle j’ai lancé la démarche prospective « Insa 2040 », dont nous aurons les conclusions prochainement, pour un plan d’action prévu en automne 2019.

Pourquoi n’avoir pas mentionné le projet d’université intégrée dans votre courrier de départ aux personnels ?

Ce n’était pas préparé. J’avais en tête notre démarche prospective, qui est en cours et qui implique tout le monde. C’est fondamental, il faut regarder l’avenir de l’ESRESREnseignement supérieur et recherche dans cette perspective plus lointaine.

L'université intégrée n’était qu’une étapePour moi, l’université intégrée n’était qu’une étape, celle du passage à une école plus grande : le pôle d’ingénierie devenant l’Insa de demain, avec une rationalisation des financements publics. 

N’est-ce pas surprenant, alors même que ce sujet occupait tant l’école, de ne pas l’évoquer ? N’est-ce pas l’aveu qu’il s’agit là de la cause de votre départ ?

Je pensais d’abord à l’école. Et j’ai eu la grande naïveté de ne pas imaginer que ce message, écrit au petit matin comme un remerciement aux personnels, fuiterait.

Pour moi, une fois le DOS envoyé aux personnels le 29/05, ce processus-là était terminé. En revanche, dans mon esprit, le 06/06, la démarche prospective était encore vivante.

Je n’imagine pas que l’Insa Lyon ne propose rien d’autreMais après le rejet du DOS par le CA de l’Insa, je n’imagine pas que l’Insa Lyon ne propose rien d’autre. La motion rédigée est juste : nous voulons construire des choses avec nos partenaires lyonnais, et nous sommes ouverts à tout.

Réfléchir à d’autres modes de structuration

Réfléchir à d’autres modes de structuration

Le directeur de l’Insa indique qu’un séminaire des directeurs d’Insa se tiendra en juillet, autour de la question du business model à construire pour l’ESR public.

« Les écoles d’ingénieurs françaises, a fortiori les Insa, ont un modèle différent, pluridisciplinaire, avec un minimum de 20 % de SHS. Ailleurs dans le monde, c’est assez rare pour une formation scientifique et technique !

Il faut réfléchir aussi à d’autres modes de structuration sur les sites. Le groupe Insa analyse en ce moment la place de ses écoles dans les classements internationaux pour savoir la stratégie à adopter : faut-il faire un Insa national sur le modèle de l’IMT ? Ou faire apparaître chaque Insa avec une université de site ? »

Vous dites avoir choisi de démissionner, car le travail avait abouti. Pourtant vous aviez senti l’inquiétude des communautés et le risque de sortie de l’Insa ?

Comme l’a noté le cabinet de conseil qui nous accompagne [Plein Sens, avec Siris], il y a eu un lent détricotage de l’ambition que nous portions à l’été 2018. Ce printemps, quand j’ai sérieusement envisagé mon départ, je pensais que la situation allait être résolue. Par ailleurs, il y a des conseils statutaires à l’Insa et c’était à eux de s’exprimer pour donner un cap à l’école.

Mais lors des assemblées générales avant mon annonce, début juin, j’ai été surpris et déçu du faible nombre de personnes présentes : 50 enseignants-chercheurs sur les 700 que compte l’école, et quelques dizaines d’élèves.

J’ai annoncé ma démission pour que ce soit un électrochoc : « Prenez votre destin en main ». Les communautés se sont emparées du sujet et j’en suis ravi. Quand je disais que je ne serai plus directeur en 2021, les gens n’entendaient pas. Là, la communauté s’est mobilisée.

Après l’annonce de votre démission, souteniez-vous encore le projet d’université intégrée ?

J’ai continué à soutenir qu’il était intéressant d’y participer. Quand j’ai lu dans News Tank, le 26/06, comment Pierre Benech avait réussi à construire le projet de l’INP au sein de la future université intégrée, cela m’a rendu envieux et un peu triste pour l’Insa, car c’était la même ambition que je portais, mais qui n’a pas été acceptée dans nos compromis. C’est frustrant !

Mais depuis que j’ai décidé de partir, je ne me suis plus autorisé à dire dans l’école ce qui était bon ou pas pour elle. J’ai simplement essayé d’être honnête et d’expliquer le projet.

Cela dit, en interne, tout le monde savait que je souhaitais ce scénario grenoblois et tout le monde a vu que le DOS lyonnais ne détaillait rien de tel.

Le DOS approuvé par les CA des universités est désormais caduc. Quelle est la suite pour le projet d’université intégrée ?

L’université intégrée se feraLe report de notre vote a peut-être permis qu’ils adoptent le DOS. Le président du CA de l’Insa, Christian Nibourel, l’a souligné : avec leur vote, on sait que l’université intégrée se fera, sans savoir si nous garderons l’Idex. Et maintenant que l’Insa a voté, nous leur permettons de revoir leur dossier à remettre le 12/07 au jury.

Le changement sera minime. Elles devront uniquement décider si le pôle d’ingénierie reste constitué sur le même modèle, mais sans l’Insa, ou si elles souhaitent rapprocher le pôle Ingénierie et le pôle Sciences, technologie et société. Côté gouvernance, elles supprimeront la page consacrée à l’Insa.

Avec trois universités, c’est déjà une grosse structuration. Si l’ENSENSEcole normale supérieure s’intègre, en plus, c‘est un bonus. Mais le départ de l’Insa n’est pas un drame.

Depuis le début du projet, les quatre autres écoles d’ingénieurs du site [Centrale Lyon, l’Enise, l’ENTPE et Mines Saint-Étienne] s’étaient positionnées en dehors.

La région Aura ne semblait pas penser que le départ de l’Insa du projet soit sans conséquence pour l’avenir de l’Idex…

Oui, j’ai noté ces prises de parole, pas forcément toutes argumentées au regard du DOS, et je les ai regrettées. Je pense que cela a pu durcir les positions de certains administrateurs. Dans notre milieu, les gens sont attachés à leur indépendance de pensée. Il faut travailler sur la conviction et ne pas chercher à exercer une quelconque pression. 

Selon vous, le projet garde son crédit et peut se poursuivre ?

Notre départ va peut-être libérer les énergies des écoles d’ingénieurs internes et des départements universitaires qui exprimaient parfois une forte hostilité contre le projet Insa. Je suis convaincu que l’Idex peut être conservée. A Bordeaux, à Marseille et à Strasbourg, les écoles d’ingénieurs sont en dehors du site. Ce n’est pas rédhibitoire.

Un autre projet intégrant l’Insa est-il possible ?

Avec le passage devant le jury en septembre, c’est trop tard. C’est une sortie de l’Insa. Et le projet de structuration d’une université cible, bien avancé, est présentable devant le jury.

Cela se mettra en place en 2021 et c’est à ce moment-là que nous saurons vraiment si nous pouvons garder l’Idex : j’espère qu’une grande université se mettra en place, qui travaillera avec tous les acteurs du site.

Cela ne veut pas dire que nous sommes en dehors des projets communsEn 2017, 11 établissements étaient concernés par l’Idex. Depuis 2018, nous travaillions à cinq pour faire une université intégrée, et ce sera finalement quatre. Mais cela ne veut pas dire que nous sommes en dehors des projets de formation et de recherche communs. Et il faudra expliquer au jury que, même s’il n’y a pas de structuration, il est évident que nous continuerons à travailler avec les autres acteurs du site.

Mais le jury international porte une demande de structuration forte ?

Nous étions déjà passés de 11 partenaires à cinq. Il aurait déjà fallu donner une solide explication. Il manquait des écoles et une université. L’Insa était un peu seule comme école d’ingénieurs. Notre départ n’est pas le plus difficile à argumenter.

Éric Maurincomme

Fiche n° 3497, créée le 22/04/14 à 17:58 - MàJ le 06/06/19 à 10:22

Éric Maurincomme



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Octobre 2012 Aujourd'hui
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Mars 2017 Septembre 2019
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Octobre 2015 Septembre 2019
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Septembre 2011 Septembre 2019
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Mai 2011 Septembre 2019
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Décembre 2016 Décembre 2018
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Avril 2014 Avril 2016
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Juin 2004 Juillet 2011
Êtablissement & diplôme Année(s)
Institut national des sciences appliquées de Lyon
Titulaire d'un doctorat en ingénierie biomédicale 1990 - 1994
1990 1994
University of California, Davis
Titulaire d'un MSc "Electrical engineering" 1988 - 1990
1988 1990

Institut national des sciences appliquées de Lyon

Fiche n° 2208, créée le 25/06/14 à 09:41

Institut national des sciences appliquées de Lyon

Ecole d’ingénieurs publiques. L’Insa Lyon est le plus ancien et le plus important des six établissements du Groupe Insa.


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