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« Créer un destin commun, c’est maintenant » : à Grenoble, la future université vue par ses concepteurs

Grenoble - Publié le mercredi 14 novembre 2018 à 16 h 43 - n° 133393 Le compte à rebours est lancé pour la future « université intégrée » de Grenoble. Le 26/10/2018, les conseils d’administration de la ComueComueCommunautés d’universités et d'établissements Univ. Grenoble Alpes et de l’UGAUGAUniversité Grenoble Alpes, née en 2016 de la fusion des trois universités de Grenoble, ont formellement découvert le texte fondateur du nouvel ensemble. Le 01/01/2020 doit en effet naître une université rassemblant, outre la Comue et l’UGA, Grenoble INPINPInstitut national polytechnique, l’EnsagEnsagEcole nationale supérieure d'architecture de Grenoble et Sciences Po Grenoble. 

Rédigé durant l'été 2018, le texte politique doit être voté par les établissements d’ici la fin de l’année, sa validation permettant ensuite d'élaborer d’autres textes stratégiques : les statuts et le règlement intérieur. Le calendrier ne doit rien au hasard : le contrat quinquennal du site s’achève fin 2019, et l’année 2020 sera marquée par l'évaluation du dossier IdexIdexInitiative(s) d'excellence par le jury international. En parallèle, l’ordonnance permettant la création de l'établissement expérimental chargé de faire coexister des composantes avec et sans personnalité morale doit être publiée par le gouvernement dans les prochaines semaines.

News Tank, dont la rédaction s’est déplacée à Grenoble du 06 au 09/11/2018, a débuté son analyse des enjeux du site par une rencontre commune avec :
Patrick LévyPatrick Lévy, président de l’UGA : « Il y a aujourd’hui une nécessité d’inscrire dans la durée ce projet, au-delà des personnes. Créer un destin commun, c’est maintenant et pas plus tard. »
Lise DumasyLise Dumasy, présidente de la Comue Univ. Grenoble Alpes : « C’est un texte fondateur qui laisse un espace de dialogue pour la communauté. » 
Pierre BenechPierre Benech, administrateur général de Grenoble INP : «  Nous avons voulu aller aussi loin que possible. »
• Patrick GrosPatrick Gros, directeur d’InriaInriaInstitut national de recherche en informatique et en automatique Grenoble Rhône-Alpes : « Nous allons pouvoir discuter de stratégie ensemble. »
• Yves SamsonYves Samson, directeur délégué pour la physique du CEACEACommissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives : « Le projet d’université intégrée concourt à l’attractivité du site. »

Vision politique, état de leurs relations, priorités et jalons à franchir… Ces cinq acteurs donnent un premier éclairage sur leur projet commun. Cet article sera suivi d’une série d’entretiens avec les principaux dirigeants et parties prenantes du site grenoblois.
Les dirigeants des établissements grenoblois face à la rédaction de News Tank - © hierry Morturier/Dircom UGA
Les dirigeants des établissements grenoblois face à la rédaction de News Tank - © hierry Morturier/Dircom UGA

Les principaux points du texte fondateur

Le document de 44 pages, soumis à concertation, se veut précis afin d'éviter tout malentendu pouvant générer des conflits, par la suite. 

  • Le futur établissement sera organisé en six ou sept « composantes », dotées ou non de la personnalité morale, qui regrouperont les actuels UFRUFRUnité de formation et de recherche et instituts internes. 
  • Les trois composantes qui conserveront leur personnalité morale — Grenoble INPINPInstitut national polytechnique, IEPIEPInstitut d'études politiques, EnsagEnsagEcole nationale supérieure d'architecture de Grenoble — se verront attribuer leur subvention directement par leurs tutelles. Elles gardent la main sur leurs personnels. Le président de l’université intégrée dispose, en dernier recours d’un droit de veto. 
  • Les instances de gouvernance comprennent : un conseil d’administration assez proche de celui d’une université classique, un bureau et un directoire au sein duquel figurent les dirigeants de toutes les composantes et les organismes de recherche, pour les affaires les concernant. 

La parole aux acteurs : « Inscrire le projet dans la durée »

Pourquoi lancer maintenant ce projet d’université intégrée, seulement deux ans après la fusion des trois universités de Grenoble ? 

Patrick Lévy et Lise Dumasy - © Thierry Morturier/Dircom UGA Patrick Lévy : La question du pourquoi, et du pourquoi maintenant est importante. Dans le dossier IdexIdexInitiative(s) d'excellence, nous avons dit que nous construirions une université unique, intégrée, qui ne gomme pas les diversités et qui intègre des personnalités morales et juridiques. Ce projet respecte donc nos engagements.

Surtout, il y a aujourd’hui une nécessité d’inscrire dans la durée ce projet, au-delà des personnes. Créer un destin commun, c’est maintenant et ce n’est pas plus tard. Et si le gouvernement prend des risques pour changer la donne par le biais de l’ordonnance, c’est pour aller au bout de la démarche, faire en sorte que les milliards d’euros investis dans le PIAPIAProgramme d'investissements d'avenir servent à quelque chose.

Lise Dumasy : Il faut rappeler que, sur le site, il y a quelques années, il y a eu la tentation de faire une université technologique, avec notamment le CEACEACommissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives et l’INPINPInstitut national polytechnique. Un choix que Brigitte PlateauBrigitte Plateau (administratrice de Grenoble INP de 2012 à 2017, devenue DgesipDgesipDirectrice générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle) a refusé, préférant l’unité, ce qui a permis de faire la fusion et la ComueComueCommunautés d’universités et d'établissements. Nous avons su tirer les conséquences de cette période, qui nous a aussi coûté deux tentatives Idex. Cela nous a poussés à vouloir structurer la stratégie du site en fonction de ses forces.

Patrick Gros : L’Idex a un aspect institutionnel, mais aussi un aspect projet. Si on se réunit, ce n’est pas pour faire de la mécanique institutionnelle, mais pour réfléchir ensemble à un projet qui va permettre de faire quelque chose de nouveau. Ces deux aspects ne doivent pas être dissociés. Et d’ailleurs, ce n’est que le début, car il va falloir continuer à nourrir ce projet.

Un projet qui s’appuie sur une « tradition de mutualisation »

Patrick Lévy : Notre projet repose sur un double pari : celui de la fusion des universités, et d’une Comue forte avec l’ensemble des acteurs. La fusion a été réalisée. Quant à la Comue, si elle fonctionne, ce n’est pas un hasard : il y a une longue tradition de mutualisation sur le site, une volonté de faire ensemble, et le moment que nous vivons là en est la traduction.

Yves Samson : Nous avons l’habitude de fonctionner ensemble depuis longtemps au niveau local, du fait de l’histoire du site. Le CEA a été bâti, à Grenoble, par des personnes liées à l’INP et l’université, comme Louis Néel. Ce sont des figures tutélaires, dont il reste un esprit.

Le croisement historique des établissements du supérieur avec les organismes de recherche est plus fort à GrenoblePierre Benech : Le croisement historique des établissements du supérieur avec les organismes de recherche est plus fort à Grenoble que sur bien des sites, ce qui a joué en notre faveur. Par exemple, nous n’avons jamais eu deux laboratoires traitant du même domaine, l’un relevant de l’université ou l’INP et l’autre des organismes. De ce point de vue, nous avons un creuset plus favorable.

L'élaboration du texte politique

Comment avez-vous conçu ce texte fondateur de la future université ?

Un texte qui pose une base claire, notamment dans les équilibres entre le niveau central et les composantesLise Dumasy : Le projet doit beaucoup au fait que nous avons souhaité le construire ensemble, et ne pas jouer sur les rapports de force. Il y a eu beaucoup d'échanges entre nous. Nous voulions arriver à un texte qui pose une base claire, notamment dans les équilibres entre le niveau central et les composantes, ou dans la résolution des conflits, pour donner confiance à chacun et parce que c’est dans les détails que se niche le diable.

Pierre Benech : Un texte avec trop peu de mots peut créer de l’ambiguïté et à la fin de réelles catastrophes. Nous avons donc voulu aller aussi loin que possible. Il y a donc des passages qui peuvent sembler presque trop détaillés, mais c’est là où nos collègues, en interne, nous attendaient. Et il faut savoir que chacun de ces points a fait l’objet de discussions et de négociations.

Lise Dumasy : L’autre enjeu était d’avoir un texte fondateur qui laisse un espace de dialogue pour la communauté. Nous nous étions engagés à lui soumettre ce texte avant la rédaction des statuts, et nous ne voulions pas prendre le risque d’une incompréhension et donc d’une opposition.

Ces échanges se sont faits entre les équipes politiques bien sûr, mais aussi par la constitution de groupes entre représentants des conseils. Certains groupes faisaient remonter parfois deux positions différentes, reflétant la richesse des discussions. Nous avons essayé de tenir compte de ces remontées, et nous continuerons à le faire, notamment pour la question du périmètre des composantes sans personnalité morale et juridique.

Quelle est la philosophie de votre projet? 

Patrick Lévy : Il repose à la fois sur une cohérence stratégique globale et une subsidiarité, ce qui n’est pas évident, car on a une forte tendance en France à centraliser. Mais nous tenons à ce qu’il y ait une forme de déconcentration.

Nous n’utiliserons pas l'ordonnance pour dérégulerNous avons tenu compte des insuffisances de la loi de 2013 qui affichait deux objectifs : la coordination territoriale et la visibilité internationale, ce qui plaçait les établissements dans une forme d’injonction contradictoire. Le projet d’ordonnance offre à cela une voie de sortie, grâce aux établissements composantes.

Mais nous sommes clairs : nous n’utiliserons pas l’ordonnance pour déréguler. Nous avons mis en place un directoire, mais fondamentalement les propositions que nous faisons autour de la composition des instances et de leur fonctionnement relèvent du modèle universitaire. La preuve étant que nous avons le soutien du SgenSgenSyndicat général de l’Éducation nationale sur le projet, alors qu’on sait qu’au niveau national, le syndicat est plutôt réservé sur le texte.

Ce que le projet va changer

La fusion des universités étant réalisée et l’INP, Sciences Po et l’Ensag gardant leur personnalité morale, le futur établissement change-t-il réellement quelque chose ?

Patrick Lévy : Il y a une grande différence entre réaliser une fusion et créer une université intégrée. Avec la fusion, il y a un jour précis où tout doit être opérationnel, pour payer les personnels, faire fonctionner les laboratoires, etc. C’est un processus lourd et qui d’ailleurs n’est pas fini.

Pour l’université intégrée, c’est un processus beaucoup plus évolutif. Par ailleurs, nous nous sommes donné deux ans et demi, à partir de 2020, pour que tout soit mis en place.

Cela va changer la qualité de l'universitéLise Dumasy : À la question, légitime, « qu’est-ce que ce projet va changer pour moi ? » que peut se poser un chercheur, un enseignant, un étudiant, etc., la réponse, c’est « peut-être rien directement ou au quotidien », et c’est tant mieux ! En revanche, nous pensons que cela va changer la qualité de l’université, notamment dans la capacité à faire de l’interdisciplinarité.

« Une gouvernance qui respecte notre singularité »

Pierre Benech : Pour ce qui est de l’INP, on entend parfois dire que ce projet ne va rien changer, parce que nous gardons notre PMJPMJpersonnalité morale et juridique. Mais ce n’est pas vrai, nous perdons une forme d’autonomie partielle. En interne, cela crée du remous, preuve que ce n’est pas rien. Et d’ailleurs, si le projet avait consisté à faire un mécano institutionnel, il n’y aurait eu aucun intérêt à y aller.

Ensemble, nous allons constituer une université visible à l’extérieur, avec une gouvernance qui respecte notre singularité, et notamment le directoire qui va permettre aux composantes de participer à la stratégie globale.

Ensuite, c’est fondamental pour la visibilité internationale. Nous sommes déjà apparus dans certains classements, comme celui de Shanghai en ingénierie, où nous sommes premiers ou seconds français. Nous avons donc intérêt à mettre en commun ce qui peut nous aider à gagner de la visibilité. Les bénéfices apparaissent dans le temps. Dans l’immédiat ça ne change peut-être rien, mais dans le long terme, cela change tout.

« Simplifier »

Lise Dumasy : Je pense aussi que l’université intégrée va permettre de simplifier les choses, en ramenant l’Idex au sein de l’université et en supprimant la Comue, et offrir plus de collégialité des prises de décision. Avec la loi de 2013, beaucoup ont fait comme si les Comue étaient des universités, mais ce n’est pas parce qu’elles ont un CA et un CACCACConseil académique que c’est le cas ! Les Comue sont un espace de coordination pour des établissements qui décident de ce qu’ils veulent bien mutualiser.

La place des organismes de recherche

Où en sont les relations aujourd’hui entre établissements et organismes ?

Le fait d'être dans le directoire nous semble essentielYves Samson : Grenoble est le deuxième site du CEA au niveau national. De fait, nous sommes très conscients de ce que nous apporte le site, et ce que nous lui apportons en retour.

Le projet d’université intégrée concourt à l’attractivité du site, qui est essentielle, que ce soit pour les doctorants qui viennent aussi pour la signature du site, ou les chercheurs internationaux. Cela va aussi renforcer l’impact des projets scientifiques communs.

Quant à la gouvernance, le fait d'être dans le directoire nous semble essentiel. Évidemment, pour nous, il ne s’agit pas d’intervenir dans l’organisation interne de l’université qui ne nous concerne pas, mais de pouvoir échanger sur les projets communs, la stratégie à l’international, etc. Et nous serons attentifs à la constitution des futures composantes.

« Des unités qui ne sont pas des UMR adoptent aussi la signature du site »

Patrick Lévy : Les discussions avec les organismes sont très importantes pour nous sur le plan de la stratégie de recherche. On l’a vu dans le cadre de la plateforme en santé, qui a permis de rassembler les acteurs et de dépasser une compétition qui existait historiquement, mais n’avait aucun sens. De voir aujourd’hui que des unités qui ne sont pas des UMRUMRUnité mixte de recherche adoptent aussi la signature du site [Univ. Grenoble Alpes pour les publications scientifiques], est un très bon signal.

Une place que nous n'avons jamais eue auparavantPatrick Gros : Le mouvement actuel, impulsé par les établissements d’enseignement supérieur et qui prévoit une ouverture forte au niveau de la gouvernance, mais aussi des services, nous donne une place que nous n’avons jamais eue auparavant. Nous avions des UMR, mais pas de lieu pour discuter de la stratégie de ces unités ou d’un secteur scientifique.

Sur des sujets partagés, nous allons pouvoir discuter de stratégie ensemble, de la façon dont chacun peut y contribuer en fonction de ses moyens. C’est un équilibre intéressant et qui n'était pas si évident à imaginer. Cela implique que de notre côté, nous jouions le jeu, et que nous tenions compte de l’université.

Patrick Lévy : Faire en sorte de mener avec les organismes une stratégie pour connecter la politique de site avec des initiatives de recherche nationales et internationales est forcément intéressant. Peut-être que cette vision pourra aussi nourrir le débat national autour de la politique de recherche, car parfois on aurait envie que le cabinet de la ministre considère davantage que la recherche se fait aussi dans les universités, ou que pour un voyage présidentiel à l’international, on ne pense pas seulement à inviter le CNRSCNRSCentre national de la recherche scientifique et l'InsermInsermInstitut national de la santé et de la recherche médicale.

On ne peut pas considérer que la politique à l'œuvre depuis dix ans peut ne pas avoir de conséquences sur la façon dont se fait la recherche en France.

Ce qu’il reste à construire

Le texte fondateur parle de six à sept composantes. Quelles seront-elles ? Comment allez-vous les constituer ?

Patrick Lévy : Des enjeux forts nous attendent, ce qui a été souligné par le comité d’orientation scientifique international, dont la visite la semaine dernière sur le campus a été très riche. Ils ont notamment insisté sur le fait qu’au moment où nous créons ce nouvel établissement et où nous allons discuter du futur contrat, nous devons saisir l’opportunité de faire plus dans notre offre de formation en matière de pluridisciplinarité, de modularité des formations. Et nous avons des atouts pour le faire.

Nous devons aussi achever la structuration de l’université intégrée pour qu’elle soit le reflet d’un ensemble cohérent, lisible à l’international. L’enjeu est de passer de 23 composantes, dont le nombre ne permet pas de pilotage stratégique, à six ou sept. La liste devra être prête pour fin janvier.

Pierre Benech : Le fait d’avoir un nombre relativement limité de composantes va renforcer le pouvoir de dialogue de chacun, au niveau central, mais aussi en son sein.

Lise Dumasy : Nous constituons une université avec, d’un côté, des composantes à PMJPMJpersonnalité morale et juridique qui participent à la stratégie générale, mais ont leur stratégie propre, et, de l’autre, des composantes sans PMJ qui participent aussi à la stratégie générale par le directoire. La façon dont elles sont organisées doit donc avoir un sens pour refléter les forces du site.

« Nous sommes en train de mener des discussions avec les UFR et instituts »

Patrick Lévy : Nous sommes en train de mener des discussions avec les UFRUFRUnité de formation et de recherche et instituts pour voir comment faire ces regroupements. Une commission va associer des membres du CA et du CAC pour réfléchir aux critères de regroupement des composantes.

Ne pas reconstruire, dans la nouvelle université, les anciennes UJF, Stendhal et UPMFCelui de la taille par exemple est important, mais pas primordial, car on sait que toutes ne seront pas d’un poids égal. Celui des disciplines en revanche est important, car il existe un risque de silos auquel il faudra être attentif. Notre objectif est qu’on ne reconstruise pas, dans la nouvelle université, les anciennes UJF, Stendhal et UPMF [les trois anciennes universités du site]. La fusion date d’il y a deux ans seulement, c'était hier, et donc la tentation de se replier vers ce qu’on sait faire est forte.

Lise Dumasy : Les discussions actuelles autour des périmètres créent quelques frictions, mais c’est normal. Dans une période où les choses bougent beaucoup, on peut avoir des réflexes ancestraux en se disant qu’il faut aller vers ce qui ressemblerait à une faculté des sciences ou de SHS, car c’est ce qu’on connaît. Et en même temps, on peut vouloir faire des constructions plus novatrices, mais moins évidentes.

Chaque UFR ou institut réfléchit en fonction de ce qu’il pense être son intérêt à lui, sauf que l’université doit penser à ce qui est meilleur pour le global. Sachant aussi que ces regroupements ne seront pas des fusions. Nous bénéficions à cet égard des exemples d’autres universités, comme Strasbourg, où les collegiums mis en place n’ont pas fonctionné.

Les directeurs des futures composantes seront associés à la stratégie de l’université, car ils seront membres du directoire.

Patrick Lévy : Il reste des choses qui devront être clarifiées par le ministère, car elles ne sont pas réglées par l’ordonnance. Comme l'établissement d’inscription des étudiants : c’est une question qui est loin d'être triviale, car elle a des implications directes pour les dotations.

Les jalons dans la construction de l’université intégrée

Les jalons dans la construction de l’université intégrée

• Mars 2017 : diffusion de la feuille de route de l’Université Intégrée vers la communauté.

• Été 2018 : rédaction du texte politique, appelé texte fondateur.

• Actuellement : présentation du texte fondateur aux CA (sans vote, le 26/10) et aux communautés (AG).

• Décembre 2018 : vote du texte fondateur par les CA et écriture des statuts et du règlement intérieur.

• Janvier- septembre 2019 : travail sur l’organisation des services.

• Février 2019 : périmètre des composantes sans personnalité morale.

• Janvier 2020 : mise en place de l’université intégrée.

• Printemps 2020 : remise du rapport Idex.

• Automne 2020 : audition jury international.

Patrick Lévy
Fiche n° 4690, créée le 17/06/14 à 16:38 - MàJ le 19/11/18 à 14:33

Patrick Lévy

Date de naissance : 16/07/1954

Parcours Depuis Jusqu'à
Université Grenoble Alpes
Président Janvier 2018 Aujourd'hui
Janvier 2018 Aujourd'hui
Idex Université Grenoble Alpes, Université de l’innovation
Coordinateur 2016 Aujourd'hui
2016 Aujourd'hui
Université numérique en santé et sport
Président Novembre 2012 Aujourd'hui
Novembre 2012 Aujourd'hui
Université Grenoble Alpes
Professeur des universités, praticien hospitalier (spécialité physiologie) 1997 Aujourd'hui
1997 Aujourd'hui
Centre hospitalier universitaire de Grenoble
Directeur du département de physiologie 1997 Aujourd'hui
1997 Aujourd'hui
Univ Grenoble Alpes (Comue)
Président du conseil académique Janvier 2016 à Décembre 2017
Janvier 2016 Décembre 2017
Univ Grenoble Alpes (Comue)
Président Décembre 2015 à Décembre 2017
Décembre 2015 Décembre 2017
Université Joseph Fourier - Grenoble 1
Président Avril 2012 à Décembre 2015
Avril 2012 Décembre 2015
Laboratoire Hypoxie physiopathologie (HP2) - Université Joseph Fourier
Directeur 2002 à 2015
2002 2015
Institut national du sommeil et de la vigilance
Président 2014
- 2014
European Sleep Research Society
Vice-président 2009 à 2012
2009 2012
Société française de recherche de médecine du sommeil
Président 2012
- 2012
Université Joseph Fourier - Grenoble 1
Maître de conférences 1989 à 1997
1989 1997
Êtablissement & diplôme Année(s)
Université Joseph Fourier - Grenoble 1
Doctorat de biologie 1989
1989
Université Louis Pasteur, Strasbourg
DEA de biologie animale 1986
1986
Université Joseph Fourier - Grenoble 1
Docteur en médecine 1982
1982

Lauréat du prix Jean-Claude Yernault Lecture (2015) pour ses travaux de recherche et de pratique clinique sur l’apnée du sommeil.


Lise Dumasy
Fiche n° 4692, créée le 17/06/14 à 16:47 - MàJ le 10/07/18 à 14:04

Lise Dumasy



Parcours Depuis Jusqu'à
Couperin
Présidente Juin 2018 Aujourd'hui
Juin 2018 Aujourd'hui
Université Grenoble Alpes
Présidente Janvier 2018 Aujourd'hui
Janvier 2018 Aujourd'hui
Agence bibliographique de l'enseignement supérieur
Présidente du CA Décembre 2016 Aujourd'hui
Décembre 2016 Aujourd'hui
Conférence des Présidents d'Université
Membre du CA CP2U Décembre 2016 Aujourd'hui
Décembre 2016 Aujourd'hui
Univ Grenoble Alpes (Comue)
Présidente Janvier 2016 à Décembre 2017
Janvier 2016 Décembre 2017
Université Stendhal Grenoble 3
Présidente Juin 2008 à Janvier 2016
Juin 2008 Janvier 2016
Agence de développement universitaire Drôme-Ardèche (ADUDA)
Présidente 2010 à Octobre 2013
2010 Octobre 2013
Comité national de la recherche scientifique
Membre élue (SNESUP) 2008 à 2012
2008 2012
Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche
Membre 2002 à 2009
2002 2009
Éditions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble (les Ellug)
Directrice 2004 à 2008
2004 2008
Université Stendhal Grenoble 3
Présidente 1999 à 2004
1999 2004

Yves Samson
Fiche n° 33316, créée le 14/11/18 à 11:06 - MàJ le 14/11/18 à 11:16

Yves Samson



Parcours Depuis Jusqu'à
Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
Directeur délégué à la physique Octobre 2017 Aujourd'hui
Octobre 2017 Aujourd'hui
Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
Chercheur 1995 Aujourd'hui
1995 Aujourd'hui
Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
Directeur de l'Inac (Institute for nanoscience and cryogenics) Octobre 2013 à Septembre 2017
Octobre 2013 Septembre 2017
Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
Directeur du programme "Nanoscience" 2011 à 2013
2011 2013
Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
Directeur délégué de l'Inac Septembre 2007 à Janvier 2011
Septembre 2007 Janvier 2011
Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
Directeur délégué du service physiques et microstructures 2002 à 2007
2002 2007
Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
Responsable du laboratoire Nanostructures et magnétisme 2001 à 2007
2001 2007
Êtablissement & diplôme Année(s)
Université Grenoble Alpes
HDR de physique 2000
2000
Université Claude Bernard - Lyon 1
Doctorat 1991 - 1994
1991 1994
ENS Lyon
Master de chimie physique 1988 - 1993
1988 1993

Pierre Benech
Fiche n° 16340, créée le 01/03/16 à 16:39 - MàJ le 20/11/18 à 17:16

Pierre Benech



Parcours Depuis Jusqu'à
Grenoble INP
Administrateur général Novembre 2017 à Février 2020
Novembre 2017 Février 2020
Grenoble INP
Administrateur provisoire Octobre 2017 à Novembre 2017
Octobre 2017 Novembre 2017
Grenoble INP
Vice-président du conseil d’administration Février 2016 à Octobre 2017
Février 2016 Octobre 2017
Grenoble INP – Phelma (physique, électronique, matériaux))
Directeur 2009 à Mars 2016
2009 Mars 2016
Concours commun polytechnique
Président 2013 à Février 2016
2013 Février 2016
Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs
Membre de la commission permanente Février 2016
- Février 2016
ENSPG(École Nationale Supérieure de Physique de Grenoble) devenue Phelma
Professeur 1999 à 2008
1999 2008
ENSPG (École Nationale Supérieure de Physique de Grenoble) devenue Phelma
Directeur adjoint 2008
- 2008

Patrick Gros
Fiche n° 22914, créée le 23/05/17 à 20:20 - MàJ le 14/11/18 à 11:36

Patrick Gros



Parcours Depuis Jusqu'à
Institut national de recherche en informatique et en automatique
Directeur du centre Grenoble Rhône-Alpes Décembre 2014 Aujourd'hui
Décembre 2014 Aujourd'hui
Institut national de recherche en informatique et en automatique
Directeur de recherche 2006 Aujourd'hui
2006 Aujourd'hui
Institut national de recherche en informatique et en automatique
Directeur scientifique adjoint - domaine "perception, cognition, interaction" Avril 2014 à Novembre 2014
Avril 2014 Novembre 2014
Institut national de recherche en informatique et en automatique
Délégué scientifique du centre Rennes Bretagne Atlantique Janvier 2012 à Mars 2014
Janvier 2012 Mars 2014
Institut national de recherche en informatique et en automatique
Responsable de l'équipe Texmex - Irisa 2002 à 2006
2002 2006
Institut national de recherche en informatique et en automatique
Chercheur - Irisa (Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires) 1999 à 2001
1999 2001
Centre National de la Recherche Scientifique
Chercheur - Laboratoire Gravir (Imag) 1993 à 1999
1993 1999
Université Carnegie Mellon (USA)
Chercheur invité 1996 à 1997
1996 1997
Êtablissement & diplôme Année(s)
Université Grenoble Alpes
HDR 1998
1998
Université Grenoble Alpes
Doctorat 1990 - 1993
1990 1993

Fin
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