Think 2018 : « Replacer le débat sur l'édition scientifique dans une dynamique de science ouverte »

Paris - Publié le mercredi 21 février 2018 à 18 h 18 - n° 113649 « Il faut qu’il y ait une structure de dialogue entre éditeurs et représentants des acteurs publics liés à l’édition, à l’instar de ce qui se fait au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Suisse, en Allemagne. Les divergences subsistent, certes, mais le niveau d’expertise commun s’améliore, on évite des erreurs et on va de l’avant de manière positive », déclare François Gèze, directeur de collection à La Découverte et président du groupe des éditeurs universitaires au Syndicat national de l'édition. Il s’exprime lors de la table ronde intitulée “Établissements, éditeurs, acheteurs, chercheurs : une nouvelle ère”, tenue dans le cadre de Think Éducation et Recherche, le 31/01/2018, à l’Université Paris-Dauphine.

« Il s’agit d’un point très important. Les acteurs sont très divers et peut-être le dialogue a-t-il été restreint à un nombre d’intervenants trop limité », lui répond à cette occasion Alain BeretzAlain Beretz, directeur général de la recherche et de l’innovation du MesriMesriMinistère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Un plan sur la science ouverte est en cours au niveau ministériel, mené par Marin Dacos, conseiller scientifique pour la science ouverte auprès du DGRIDGRIDirecteur général de la recherche et de l'innovation et directeur d’Open Édition. « Des mesures seront annoncées prochainement par la ministre Frédérique Vidal elle-même, signe que le sujet est majeur », affirme Alain Beretz. « On est dans la lignée des choses faites aux Pays-Bas en matière de science ouverte. C’est un changement de paradigme : on ne se limite pas au simple sujet de l’accès à la documentation, à la réduction légitime d’un coût, mais on le replace dans une dynamique globale. »

Trois problématiques principales se détachent dans le débat :
• Comment se départir de la suprématie des grands éditeurs sur le marché, porteuse d’une série d’effets pervers pour le monde de la recherche ?
• Ensuite, comment gérer la question du TDMTDMText and data mining (text data mining), ou fouille au sein des données de la recherche, actuellement détenues par les éditeurs ?
• Enfin, quelle place exacte accorder à la science ouverte (open access), le schéma vers lequel tend la France, comme dans le monde entier ?

Pour en parler, News Tank réunissait, outre Alain Beretz et François Gèze :
Christine OllendorffChristine Ollendorff, directrice de la documentation et de la prospective d’Arts et Métiers - ParisTech et animatrice du groupe de travail sur l’accès ouvert au sein du consortium Couperin ;
Christophe PéralèsChristophe Péralès, président de l’ADBUADBUAssociation des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation ;
Mathias BernardMathias Bernard, président de l’Université Clermont Auvergne.
Débat “Etablissements, éditeurs, acheteurs, chercheurs : une nouvelle ère” - © Seb Lascoux
Débat “Etablissements, éditeurs, acheteurs, chercheurs : une nouvelle ère” - © Seb Lascoux

Les effets pervers liés au poids des grands éditeurs

« Dans une université de taille moyenne comme Clermont-Auvergne, le poids et l’augmentation du coût de la documentation électronique déséquilibrent profondément l’accès à la documentation scientifique et pédagogique. Sur les quelque 1,6 M€ de budget que nous consacrons à cette documentation, les trois grands bouquets (Springer, Elsevier et Wisley) représentent 1 M€ », témoigne son président, Mathias BernardMathias Bernard.

François Gèze - © Seb Lascoux « L’impact factor, couplé à une mauvaise gestion de l’open access, se traduit par une inflation des publications, qui va de pair avec un essor du nombre d’articles de 3 % à 4 % par an, et donc avec une hausse similaire des prix des abonnements, au prétexte que l’offre augmente. Ce qui est totalement absurde », ajoute François GèzeFrançois Geze, qui représente le SNESNESyndicat national des éditeurs.

« L’inflation des publications est une catastrophe. Publish or perish, ça a toujours été la contrainte pour les chercheurs. Mais un chercheur n’est pas obligé de publier trois articles quand il peut n’en faire qu’un. Il est nécessaire de réduire un peu le débit, pour revenir à une meilleure qualité éditoriale », estime Alain BeretzAlain Beretz, DGRIDGRIDirecteur général de la recherche et de l'innovation et ancien président de l’Université de Strasbourg. 

Un avis partagé par Christine OllendorffChristine Ollendorff (Arts et Métiers ParisTech, Couperin) :

« Le système d’évaluation actuel est très détourné de l’objectif initial. Pour évaluer la carrière d’un chercheur, on va regarder les titres des revues dans lesquelles il a publié et le facteur d’impact de ces revues, qui est, lui aussi, un indicateur complètement biaisé. La qualité du travail scientifique du chercheur, on ne la regarde plus. »

Mathias Bernard pointe aussi des déséquilibres entre disciplines : 

« La prépondérance des grands éditeurs, essentiellement positionnée sur les champs des STM (sciences-technologies-médecine), se fait au détriment des SHSSHSSciences humaines et sociales. Ce qui entraîne un vrai risque de situation monopolistique et pose un problème pour une université pluridisciplinaire. »

Christophe PéralèsChristophe Péralès met en garde les acteurs publics de l'ESRESREnseignement supérieur et recherche : « Via la bibliométrie et les systèmes experts, ces grands acteurs sont en train de développer une stratégie de création d’un écosystème global pouvant amener à déposséder les établissements de l’ensemble des outils de pilotage de la recherche : les publications, l’évaluation, la cartographie. »

« Autre symptôme du malaise global vis-à-vis des conditions, et de la pertinence de l’évaluation : au sein de la communauté scientifique, on commence à s’interroger sur certaines dérives du système actuel. Ces dernières années, les taux de rétractation les plus importants s’observent dans les revues les plus prestigieuses, comme Nature et Science. » 

« Il subsiste en France une réelle vitalité de l'édition scientifique indépendante »

« L’impératif de bibliodiversité est absolument fondamental », souligne François Gèze ( Syndicat national de l'édition).

« En France, la situation est un peu particulière. La domination des grands groupes mondiaux sur l'édition scientifique anglophone prive désormais nombre de pays d'édition scientifique nationale dans les STL (sciences et technologies de laboratoire). Ces grands éditeurs rendent un service souvent remarquable, mais à un coût certes discutable. Par contre, subsiste dans l’Hexagone une niche d'édition scientifique nationale, un peu en STL mais surtout en SHS, laquelle est même l’une des plus dynamiques au monde. »

«  Cet état des lieux est fondamental à préserver. Ce qui nécessite un partenariat avec les acteurs publics (universités, CNRS, ministère…), dans un rapport de confiance, de dialogue et d'échange. Des conditions pas toujours faciles à établir jusque-là. Je me réjouis des annonces faites récemment, qui vont dans le sens du dialogue. En attendant, nous, éditeurs nationaux, que l’on a souvent tendance à occulter, sommes les victimes collatérales de cette grande bagarre mondiale entre les grands acteurs mondiaux et l’Etat. »

Se passer des grands éditeurs de revues scientifiques ?

« On ne peut pas se passer des éditeurs. La fonction éditoriale fait partie de la chaîne de diffusion de la connaissance. Ce n’est ni l’institution académique, ni le chercheur lui-même qui peuvent le faire », estime Alain Beretz. 

« Il ne s’agit pas de remettre en cause le système, d’être “pour” ou “contre” l’édition privée. Il s’agit de savoir comment s’orienter vers une plus grande diversité, une plus grande lisibilité. »

Une économie du big data 

Christophe Péralès - © Seb Lascoux « Bien sûr, nous avons besoin d’éditeurs. Mais nous sommes face à des acteurs entrés de plus en plus dans une économie du big data et pour qui les marges sont à capter sur le marché académique plutôt sur le processus éditorial proprement dit », complète Christophe Péralès, président de l'ADBUADBUAssociation des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation

« Ce dont on pourrait aisément se passer, ce sont des 35-40 % de marge des ”grands éditeurs”. Des marges qui font que le système de publication scientifique est en train de s’autodétruire », souligne Christine Ollendorff. 

« Il y a de la place pour l’ensemble des acteurs, et notamment pour les éditeurs professionnels. L’édition présente une valeur ajoutée évidente et il serait illusoire de vouloir se passer des éditeurs, notamment dans les SHS. On a aussi besoin d’une édition internationale. Après, il y a un travail en commun à poursuivre pour bien définir les missions et les attentes de chacun d’entre eux », déclare Mathias Bernard. 

Le boom du piratage, symptôme d’un système malade

Christine Ollendorff constate depuis deux ans une baisse des usages des ressources électroniques d’Arts et Métiers ParisTech.

« Je pense qu’on voit là un effet Sci-Hub, un site pirate qui utilise les mots de passe des bibliothèques pour accéder aux publications scientifiques. Les chercheurs y vont directement consulter l’article qu’ils veulent, sans passer par notre site. La prise d’ampleur de Sci-Hub dans le monde entier est un symptôme de la maladie du système de diffusion de la science.  »

Une démarche collective est nécessaire 

Mathias Bernard - © Seb Lascoux « Nous sommes la première université en France à avoir refusé le ticket global d’un grand éditeur (Willey) », rappelle Mathias Bernard. En effet, le président de l’Université Clermont Auvergne avait annoncé celle décision fin 2016 afin d’alerter sur la hausse des coûts. À l'époque l'établissement indiquait à News Tank dépenser 130 k€ par an pour un accès à 2 400 revues alors que 960 titres n'étaient jamais consultés et 900 l'étaient moins d’une fois par mois.

« Nous avons fait un choix économique en privilégiant le titre à titre par rapport à la licence globale, pour réduire les coûts. Mais aussi un choix politique : c’était une manière de signifier notre refus d’entrer dans une logique d’hyper concentration qui allait à l’encontre de notre conception de l’université », développe le président de l'établissement. 

Toutefois, il estime aujourd’hui nécessaire d'élargir la démarche. « Il y a un travail à faire au niveau de l’ensemble des établissements, de l’État et de la communauté internationale. D’ailleurs, les mesures prises en Allemagne et aux Pays-Bas accompagnent et légitiment notre choix. » Dans ces pays, les négociations difficiles avec les éditeurs (Elsevier et Springer) ont conduit des établissements à refuser de renouveler leurs abonnements. 

Tirer le meilleur parti de la négociation groupée Alors que la France ouvre, via le consortium Couperin, les négociations avec Elsevier en 2018, « il faut appuyer les universités », demande Mathias Bernard. 

« On appuiera, lui répond Alain Beretz. Il faut tirer le meilleur parti de la négociation groupée. J’admire le courage de l’Université d’Auvergne. Parfois, on a besoin d’éclaireurs et de leaders comme vous pour commencer. Mais il faudra qu’on reste groupés et courageux. Il y a eu de très grandes universités américaines qui n’ont pas fait le poids face aux éditeurs… »

Quelles solutions alternatives possibles ?

Evaluation

« Les dispositifs d’évaluation alternatifs sont encore au stade de l’expérimentation. Le numérique, avec les altmetrics, est facteur d’accélération de ces solutions », selon Christophe Péralès. Les altmetrics sont des mesures alternatives d’impact venant compléter les indicateurs traditionnels en s’appuyant sur les partages via Internet.

Diffusion de l’information scientifique

« Il existe d’autres manières de diffuser la science, qui ne passe pas seulement par des revues à fort facteur d’impact international : communauté scientifique, environnement social et culturel… Les universités ont aussi pour mission de diffuser elles-mêmes le fruit de leurs recherches », fait valoir Mathias Bernard.

Outils de pilotage

« Il faut être très vigilant sur ce risque de dépossession. La solution : réaffirmer l’importance de nos propres indicateurs, nous donner les moyens de pouvoir les suivre, contribuer à des opérations de mutualisation. Notre université est engagée avec l’AmueAmueAgence de mutualisation des universités et des établissements d'enseignement supérieur ou de recherche et de support à l'enseignement supérieur ou à la recherche sur CaplabCaplabCartographie, Activités et Pilotage du LABoratoire, un système d’information recherche qui doit permettre à nos établissements d’avoir des outils de pilotage qui ne dépendent pas des éditeurs », indique Mathias Bernard.

Intégrer davantage les bibliothèques aux politiques

« J’espère un rapprochement accru des bibliothèques avec la recherche et la formation. J’ai enfin le sentiment d’une prise en compte de ces questions au meilleur niveau politique. J’ai beaucoup œuvré contre l’isolation technique des bibliothécaires », dit Christophe Péralès, président de l’ADBU.

La réponse d’Alain Beretz : « Demain, on aura des data officers, des professionnels des données qui aideront les chercheurs, comme on a aujourd’hui des personnels sur la propriété intellectuelle. Il faut sortir de l’image : il y a une vraie évolution du métier de l’information, qui s’ouvre aussi à des non-bibliothécaires. »

Faire exception au droit d’auteur pour la recherche : un débat toujours brûlant

Le SNE déplore un « dialogue de sourds » 

François Gèze - © Seb Lascoux La discussion sur la question du TDMTDMText and data mining a conduit à son inscription dans l’article 38 de la loi Lemaire « Pour une République numérique ». Mais sa mise en œuvre a été bloquée par le Conseil d'État, qui a estimé que le décret d’application contrevenait aux règles européennes en matière de droit d’auteur.

Cette réforme « a été mal conduite, pilotée par des technocrates de l’IST (Information scientifique et technique), sans les chercheurs et avec des échanges assez surréalistes avec nous, les éditeurs. Ils ont conclu à la nécessité de faire une exception au droit d’auteur, pour libérer enfin les recherches. Or, seule une petite partie des quelques millions d’articles disponibles peut faire l’objet de data mining, et c’est la plus facile à résoudre. Les problèmes d’accès à nos fichiers sont purement techniques », rapporte François Gèze (Syndicat national de l'édition).

« Aujourd’hui que l’incitation législative est bloquée, nous avons proposé un protocole visant à aider les chercheurs à accéder à nos ressources, ainsi qu’aux ressources presse, en mettant en place sur nos plateformes des outils de téléchargement des fichiers. Les grandes lignes du plan Science ouverte vont dans le bon sens, en vue de sortir de ce dialogue de sourds. »

Les grands éditeurs, toujours vent debout contre le TDM

« Il est vrai que le dialogue a été compliqué avec le ministère de la culture, mais ça s’est nettement amélioré, et le texte auquel on est arrivés a beaucoup contribué à dépassionner le débat. Le ministère de la culture partait d’une connaissance très lointaine du sujet. Le droit d’auteur, de fait, est une préoccupation très périphérique. Oui, le TDM fait courir un risque pour le droit d’auteur, mais il est facile de le contourner. Par contre, nous sommes face à une vraie résistance des grands groupes contre l’ouverture au TDM pour la recherche, parce que celui-ci fait partie de leur modèle économique », souligne Christophe Péralès (ADBU).

« Les éditeurs détiennent un monopole de fait, qu’ils vont essayer de conserver. Ce qui est quand même un paradoxe : Elsevier peut creuser les données, ce qui est interdit à ceux qui les ont produites dans les établissements ! C’est peut-être une erreur stratégique de partir sur un principe d’exception au droit d’auteur, mais c’est aussi la voie que retient Bruxelles dans le projet de texte de directive… »

« Aussi ouvert que possible, aussi fermé que nécessaire »

« Le droit d’auteur a en effet été mis en avant comme une sorte de vache sacrée. Il faut mettre les gens autour de la table et apporter des éléments concrets pour avancer. Les données ouvertes ne sont pas à confondre avec l’évaluation : c’est un outil de recherche », fait valoir Alain Beretz. 

« Une fois que j’ai publié, j’ai des données qui vont pouvoir être utiles à d’autres chercheurs, et que je mets à leur libre disposition, dans toutes les disciplines, pour faire d’autres recherches. Au fond, la question c’est : “quel degré d’ouverture ? “. »

« Notre réponse : aussi ouvert que possible, aussi fermé que nécessaire. Le système doit s’appuyer sur des expertises et non pas sur des a priori un peu sectaires. »

Science ouverte : la feuille de route française

La feuille de route française en matière de science ouverte, a été présentée par Alain Beretz, DGRI, lors des 7es Journées science ouverte de Couperin le 22/01/2018 à Arts et Métiers ParisTech.

Elle décrit les 11 actions de l’engagement 14 « construire un écosystème de la science ouverte » du plan d’action français 2018-2020, réalisé dans le cadre du Partenariat pour un gouvernement ouvert (OGP en anglais), une initiative qui vise à la transparence de l’action publique. Ces actions doivent être menées dans les 24 prochains mois.

L’enjeu des archives ouvertes

Un intérêt stratégique pour tous les acteurs

Alain Beretz - © Seb Lascoux « La question des archives ouvertes est fondamentale pour qui veut se pencher sur un renouvellement de l’écosystème de l’édition. Une archive, ce n’est pas un simple processus éditorial ni une technique informatique. C’est une stratégie de dépôt et d’accessibilité. Elle peut servir de tableau de bord à l’établissement, quel que soit l’opérateur, mais aussi à l’individu (CV, dépôts de projets…), aux agences de financement, aux collectivités… L’archive ouverte doit combiner facilité d’utilisation et une certaine coercition à l’utiliser », expose Alain Beretz.

« Le but des archives ouvertes n’est pas de faire de la publication, de l’édition, de l’évaluation ni des chaînes éditoriales, mais de rendre les producteurs maîtres de ce qu’ils produisent. Vous pouvez publier en open access dans une revue, ces contenus sont sur le serveur de l’éditeur. Si vous voulez fouiller ces données, il faut que les contenus soient sur un serveur de l’université, qui peut avoir besoin de manipuler ces contenus pour un tas de raisons », déclare Christophe Péralès. 

Le cas d’Arts et Métiers

Christine Ollendorff - © Seb Lascoux Arts et Métiers ParisTech fait partie des établissements qui ont décidé d’une obligation de dépôt en archive ouverte pour leurs chercheurs pendant trois ans.

« Nous sommes un petit établissement, avec environ 200 chercheurs, et avions un souci de visibilité. En ce sens, établir une archive ouverte a été une évidence pour les chercheurs. Je ne dis pas qu’ils sont enchantés par ce système : nous avons dû employer quelques mesures coercitives pour arriver à ce qu’ils déposent », déclare Christine Ollendorff.

« Notre méthode : lier le dépôt, non pas à l’évaluation du chercheur, mais à celle du laboratoire. C’est donc un ensemble de chercheurs qui dépose et non untel, qu’on pourra pointer du doigt. Une politique qui nous aide à donner à nos publications une visibilité internationale. »

« Je suis devenue militante de l’open access en tant que chercheur, en tant que bibliothécaire et en tant que maman d’un enfant avec une maladie rare, donc en tant que citoyen. Dans ce cas de figure, on cherche à lire des publications sur le sujet. Il est nécessaire que la science soit ouverte, car on ne peut pas se retrouver bloqué devant un article payant », ajoute Christine Ollendorff. 

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