Effectifs étudiants : -1,7 % d’inscrits dans le privé entre 2025 et 2026 ; 1re baisse depuis 2014 (Sies)

News Tank Éducation & Recherche - Paris - Actualité n°449299 - Publié le
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©  France Universités/Université de Franche-Comté
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« Pour la première fois depuis 2014, les effectifs étudiants inscrits dans le secteur privé sont en baisse (-1,7 %) », indique une note flash du Sies Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques sur les effectifs étudiants dans l’enseignement supérieur en 2025-2026, publié le 23/07/2026.

Ce secteur accueille encore plus d’un quart (25,8 %) des 3,05 millions d’étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur. Cette proportion est en légère baisse par rapport à la rentrée 2024 (-0,7 points), mais progresse de 6,7 points depuis 2015.

A contrario, les effectifs de l’enseignement supérieur public augmentent de 2,0 % en 2025, une progression plus importante que celle observée en 2024 (+ 1,5 %). Secteurs privé et public confondus, le nombre d’étudiants augmente pour la troisième année consécutive, et de 1,1 % par rapport à 2024 (+ 32 100 étudiants).

L’année 2025 est marquée par une augmentation du nombre d’étudiants inscrits à l’université, qui s’élève à 1 672 900 (soit + 2,5 %). Cette croissance concerne les licences (+ 2,4 %) et les masters (+ 3 %), mais pas les doctorats, où les effectifs sont stables depuis quelques années.

Concernant leur répartition sur le territoire, plus d’un quart des étudiants (27,8 %) est concentré dans l’académie Île-de-France, et plus d’un tiers (36 %) dans sept autres académies : Lyon, Lille, Toulouse, Rennes, Bordeaux, Montpellier, Aix-Marseille.

La part de l’enseignement supérieur privé est fluctuante d’une académie à l’autre, atteignant 35,1 % de l’offre à Paris contre 3,4 % à Mayotte. Ainsi, près d’un tiers des étudiants est inscrit dans le secteur privé dans les académies de Paris, Nantes, Lyon et Versailles.


Évolution des effectifs inscrits dans l’enseignement supérieur

Après une baisse d’effectifs en 2022, inédite depuis la rentrée 2007, le nombre d’étudiants avait augmenté (+ 1,0 %) en 2023 pour retrouver le niveau de 2021. Le seuil des trois millions d’étudiants dans l’enseignement supérieur était franchi pour la première fois en 2024.

Effectifs dans l’enseignement supérieur en 2025-2026


Note : 1. Les chiffres prennent en compte dans le périmètre des universités les grands ensembles universitaires créés ou modifiés par décrets depuis 2020, en application de l’ordonnance sur les établissements expérimentaux. Les taux d’évolution sont calculés sur le périmètre des universités au sens strict.
Source(s) : Sies

Évolution des effectifs dans l’enseignement supérieur depuis 2020


Note : Le graphique offre la possibilité d’isoler certaines courbes. Cliquez sur la légende pour voir uniquement certains champs.

Une hausse du nombre d’étudiants dans le supérieur, mais des contrastes selon les filières et types d’établissements

La tendance à l’augmentation du nombre d’étudiants à l’université n’est pas généralisée à toutes les filières et à tous types de licences. Si le nombre d’étudiants en licence préparant un BUT Bachelor universitaire de technologie (bachelor universitaire de technologie) augmente de 1,5 %, le nombre d’inscrits en licence professionnelle continue de baisser (-1,4 %).

Le nombre d’inscrits en STS Sections de technicien supérieur (section de techniciens supérieurs) diminue pour la seconde année consécutive, porté par la baisse du nombre d’inscrits en apprentissage (-8,2 %). Dans les parcours scolaires, les effectifs augmentent eux de 1,8 %.

« Cette baisse des effectifs en STS en apprentissage intervient dans un contexte d’évolution de la législation, marquée par une réduction des aides financières accordées aux entreprises recrutant des apprentis dans le supérieur », analyse le Sies.

En CPGE Classe préparatoire aux grandes écoles , les effectifs augmentent légèrement (+ 0,1 %) après une hausse de 5,5 % en 2024. Concernant les formations ingénieurs, les effectifs sont hausse, que ce soit dans les écoles rattachées à une université (+ 0,6 %) ou non (+ 0,5 %).

Enfin, les écoles de commerce enregistrent une nouvelle hausse de leurs effectifs (+ 1,6 %) mais moindre que les années précédentes. Celle-ci était de 3,1 % en 2024.

Des différences d’effectifs entre secteur privé et public

« La quasi-totalité des écoles de commerce, gestion ou de vente relèvent du secteur privé », indique le Sies. Sont aussi scolarisés dans le privé : huit étudiants sur dix des STS en apprentissage, quatre étudiants sur dix des écoles d’ingénieurs hors université et près de trois étudiants sur dix des STS en parcours scolaire. Dans les CPGE, le secteur privé représente 15,3 % des inscrits, -0,2 points par rapport à 2024.

Répartition des effectifs en 2025-2026 entre secteurs public et privé

Évolution de la part du privé dans l’enseignement supérieur depuis 2020


Note : Le graphique offre la possibilité d’isoler certaines courbes. Cliquez sur la légende pour voir uniquement certains champs.

Des variations d’effectifs en fonction des académies

« Un étudiant sur quatre est inscrit dans un établissement en Île-de-France (27,8 %), alors que la région regroupe 18,3 % de la population française », note le Sies.

Hors Île-de-France, les principales académies étudiantes sont celles de Lyon, Lille, Nantes et Toulouse qui accueillent près d’un quart des effectifs (24,3 %).

Les effectifs étudiants baissent dans sept académies (Guadeloupe, -0,1 % ; Rennes et Poitiers, -0,3 % ; Nancy-Metz, -0,7 % ; Clermont-Ferrand, -1,3 % ; Martinique, -2 % et Mayotte, -2,6 %). En 2024, ils diminuaient dans cinq académies (Amiens, Dijon, Martinique, Mayotte et Poitiers).

Répartition des effectifs en 2024-2025 par académie

La proportion d’étudiants dans le secteur privé et à l’université selon les académies

À la rentrée 2025, la part du supérieur privé diminue dans l’ensemble des académies à l’exception de Créteil, Versailles, Reims et Nice dans l’hexagone (respectivement + 3,6 %, + 2,9 %, + 1,6 %, + 1,5 %) et de Mayotte, Guyane et La Réunion dans les Drom Départements et régions d’outre-mer (respectivement + 24,4 %, + 5,1 % et + 4,8 %).

Par ailleurs, si 54,9 % des étudiants sont inscrits à l’université au niveau national, cette proportion diffère également selon les académies. Moins d’un étudiant parisien sur deux est inscrit à l’université alors qu’en Corse ou à Strasbourg c’est sept étudiants sur dix.

Les académies où la part des étudiants inscrits à l’université est relativement faible se caractérisent par une présence plus importante d’écoles de commerce et d’autres établissements d’enseignement supérieur. À l’inverse, ces formations sont moins développées dans les académies où l’université occupe une place prépondérante.

©  France Universités/Université de Franche-Comté
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