Rapport d’activité 2025 du CEE : les enjeux de la seconde vague et les nouveaux outils d’évaluation

News Tank Éducation & Recherche - Paris - Actualité n°448316 - Publié le
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Une plateforme numérique nationale pour gérer les évaluations, des points d’entrée pour donner des pistes concrètes aux équipes lors de l’autoévaluation et des questionnaires à destination des parents et des élèves : tels sont les outils développés par le CEE Conseil d’évaluation de l’école (conseil de l’évaluation de l’école), instance gouvernementale chargée d’évaluer l’organisation et les résultats de l’enseignement scolaire, et dont l’utilité est étayée dans le rapport d’activité 2025, publié 15/07/2026.

En plus d’exposer ces nouveaux outils, le rapport, revient sur les conclusions de la première vague d’évaluation pour le second degré (2020-2025), aborde les enjeux de la deuxième vague (2025-2030) et définit le programme prévisionnel d’études pour les années 2026-2028.

Selon le Conseil, 2025 est une année importante, puisqu’elle marque « l’achèvement de la première vague d’évaluation des établissements du second degré et l’ouverture d’une nouvelle phase : celle de l’analyse des effets de l’évaluation ».

Cette nouvelle phase vise à mesurer la portée réelle des évaluations, à travers :
• l’évolution des projets d’établissement et d’école ;
• le suivi des recommandations formulées ;
• les actions mises en œuvre au sein des établissements ou des services déconcentrés.

Charles Torossian Président @ Conseil d’évaluation de l’école (CEE)
, président du CEE, précise en préambule du rapport d’activité qu’au terme de l’année scolaire 2025-2026, « la totalité des établissements du second degré auront été évalués et plus de 70 % de ceux du premier degré ».

Le président se donne deux objectifs durant les années 2026-2027 :
• visiter l’ensemble des 30 académies ;
• partager les objectifs communs à porter pour la vague deux, « notamment en termes de transformation post-évaluation ».

La deuxième vague d’évaluation du premier degré débutera quant à elle à l’horizon 2027-2028.


Quatre « innovations méthodologiques et instrumentales » pour simplifier l’évaluation des établissements

Pour structurer et simplifier l’évaluation des établissements, le CEE a développé de nouveaux outils méthodologiques qui reposent sur quatre piliers :

  • un référentiel de 12 points d’entrée en lien avec les quatre domaines de l’évaluation : apprentissages et parcours des élèves, le bien-être des élèves et du personnel, stratégie et fonctionnement de l’établissement, et l’établissement dans son environnement institutionnel et partenarial.
  • Une plateforme nationale de gestion et de suivi de l’évaluation (EOS), l’infrastructure numérique qui permet de gérer et de suivre les rapports d’évaluation d’un établissement.
  • Des questionnaires à destination des parties prenantes, soient les élèves, les parents, les enseignants et personnels non enseignant.
  • Un cadre réglementaire actualisé précisant les responsabilités et les circuits de transmission, en lien avec la plateforme EOS, introduisant notamment la transmission numérique intégrale et l’obligation de mise à disposition des rapports à la communauté éducative de l’établissement.

Selon Sarah Roux Perrinet, référente évaluation à l’académie de Paris, les points d’entrée permettent, dans le cadre de l’autoévaluation d’un établissement, « d’éviter une approche trop large ou trop abstraite et donnent aux équipes des points d’appui plus concrets ». En ce qui concerne la plateforme EOS, la référente indique qu’elle permet d’assurer une continuité, face à une mémoire institutionnelle fragile. Les questionnaires veulent « donner aux équipes des éléments qui permettent ensuite une discussion collective plus riche et plus partagée ».

Les conclusions de la première vague d’évaluation du second degré (2020-2025)

Le rapport précise que le CEE a été créé en 2020 et qu’à cette époque, « la France était l’un des derniers pays d’Europe à ne pas disposer d’une évaluation régulière des écoles et des établissements ». Il indique par conséquent, que la culture de l’évaluation et son importance ont dû être introduites auprès des acteurs du système éducatif. Selon Béatrice Gille, ancienne présidente du Conseil d’évaluation de l’École (2020-2023), « Certains syndicats craignaient qu’il ne s’agisse d’évaluer les enseignants individuellement plutôt que les établissements dans leur ensemble ».

Selon Daniel Auverlot, ancien président du Conseil d’évaluation de l’école (2023-2025), « la première vague a montré que les établissements ont complètement joué le jeu et la qualité des rapports d’évaluation a monté en gamme chaque année, sans toutefois éviter parfois un certain nombre d’écueils », notamment de nombreux sujets abordés trop superficiellement, un rapport d’autoévaluation détourné par les établissements en justification de leurs actions, et des rapports qui ne concernent pas assez aux résultats des élèves, à leurs progrès sur leurs années passées dans l’établissement.

Les enjeux de la deuxième vague d’évaluation du second degré (2025-2030)

« Durant le premier semestre 2026, nous avons ainsi visité 10 académies métropolitaines. Ces déplacements me permettent de mesurer la manière dont les territoires se projettent dans la deuxième vague. Et je dois dire qu’il y a un consensus et une vision partagée », indique Charles Torossian au sein du rapport.

Le président partage six points fréquemment invoqués lors de ses visites, qui structurent selon lui les enjeux de la seconde vague :

  • « Une vision claire de la programmation pour les cinq ans à venir, conforme aux objectifs portés par le Conseil. » Des questions subsistent selon le président, comme les établissements privés sous contrat qui entrent sans distinction dans le périmètre des évaluations, mais aussi sur l’organisation de l’évaluation externe du premier degré et les regroupements d’écoles et les rapports externes.
  • « Une réflexion approfondie des acteurs académiques sur les conséquences de l’évaluation » ;
  • « une réflexion partagée sur la rénovation des projets d’école ou d’établissements » ;
  • « une prise de conscience sur le fait qu’on n’échappera pas au questionnement portant sur l’organisation (académique ou nationale) » : en effet, selon le président, la mise en action des « plans de réussite collectifs » nécessitera une formation des enseignants au sein de l’établissement.
  • Une interrogation sur les ressources RH Ressources humaines qui sont mobilisées pour organiser ces évaluations ;
  • « une dynamique de transformation déjà présente dans nombre d’unités éducatives, mais qu’il convient de faire passer à l’échelle. »

Le programme prévisionnel d’études (2026-2028)

Charles Torossian


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Parcours

Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco)
Conseiller spécial pour la mise en oeuvre du plan Villani-Torossian « 21 mesures pour l’enseignement des mathématiques »
Université Paris Cité (EPE)
Chercheur associé en mathématiques
Ministère de l’Éducation nationale (MEN)
Co-auteur du rapport « 21 mesures pour l’enseignement des mathématiques », avec Cédric Villani

Établissement & diplôme

Université Paris Cité (EPE)
Habilitation à diriger des recherches
Université Paris Cité (EPE)
Doctorat de mathématiques

Fiche n° 42428, créée le 11/01/2021 à 11:56 - MàJ le 15/07/2026 à 16:14

Conseil d’évaluation de l’école (CEE)

Catégorie : État / Agences d'État


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Fiche n° 13340, créée le 11/04/2022 à 17:25 - MàJ le 13/08/2026 à 10:07

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