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« La raison d’être des institutions de formation bouge » (Olivier Faron)

News Tank Éducation & Recherche - Paris - Actualité n°269956 - Publié le 08/11/2022 à 11:28
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Olivier Faron -

« Dans un monde en mouvement, la raison d’être des institutions de formation bouge. Certains mots-clés semblent fort heureusement en voie de s’imposer : complémentarité ; priorité à la réussite des jeunes ; lutte contre toutes les inégalités. Cela passe par une sensibilisation, une acculturation, une information de tous les usagers de l’entrée à l’école jusqu’à la fin de la vie active », écrit le recteur de Strasbourg, Olivier Faron Recteur @ Académie de Strasbourg
, dans une tribune pour News Tank, le 08/11/2022.

Il réagit au thème de l'événement Think Éducation et Recherche 2023 « Raisons d’être : missions, solutions, transitions pour l’ESR Enseignement supérieur et recherche  ». Organisé par News Tank, il se tiendra en ligne les 24 et 25/01/2023 et à Sorbonne Université le 26/01.

Olivier Faron appelle dans sa tribune à « mieux articuler les trois grands temps de formation pour faciliter des parcours réussis, seuls à même de garantir l’expression de tous les potentiels » : temps scolaire, bac-3/bac+3 et formation tout au long de la vie.


Mieux articuler les trois grands temps de formation

Le monde de la formation obéit à une double préoccupation : la pérennité et la réactivité. Pérennité d’un système reposant sur une nécessaire lisibilité pour tous les usagers et renvoyant aux temps longs induits par le système relativement contraignant de diplomation. Réactivité face aux attentes des jeunes et des actifs, aux besoins du marché du travail, à la nécessité de se former de plus en plus souvent.

Cela suppose de mieux articuler les trois grands temps de formation pour faciliter des parcours réussis, seuls à même de garantir l’expression de tous les potentiels.

Concilier excellence disciplinaire et sensibilisation au monde professionnel

Le premier temps du scolaire doit concilier excellence disciplinaire et sensibilisation au monde professionnel. La demi-journée Avenir en classe de cinquième, annoncée par le président de la République, symbolise la nécessité d’une orientation plus précoce et plus large, embrassant un nombre croissant de métiers. De même, la voie professionnelle a vocation à devenir de plus en plus un levier d’émancipation.

Écouter, préparer, répondre

Le segment essentiel est bien celui allant du bac-3 au bac+3, de l’entrée en seconde à la troisième année d’université. Pendant ces six années, la formation doit rimer avec accompagnement pour des jeunes qui ont toutes et tous vocation à réussir, mais peuvent aussi se tromper.

Les différents acteurs sont ainsi de plus en plus impliqués pour écouter, préparer, répondre. En témoignent entre autres les Commissions d’accès à l’enseignement supérieur (Caes) coordonnées par les rectorats. Grâce à un suivi personnalisé, elles offrent une solution adaptée pour toutes celles et ceux qui n’ont pas encore trouvé la place qui leur correspond, le domaine qui leur convient le mieux.

Au-delà du baccalauréat, les jeunes doivent acquérir les connaissances indispensables, mais aussi les bonnes compétences, gages d’employabilité. Là encore, le message peut être rassurant tant pour les jeunes que pour leurs parents.

L’évolution de monde du travail témoigne en effet de l’efficacité croissante de dispositifs complémentaires des process plus classiques, autant de dispositifs fortement portés par la puissance publique.

Une synergie nouvelle

Longtemps déprécié, l’apprentissage s’impose comme l’une des voies les plus efficientes de professionnalisation. Pour les actifs et les demandeurs d’emploi, le Compte personnel de formation (CPF Compte personnel de formation ) représente aussi bien le bon correctif que l’accélérateur de carrière. Et la validation des acquis de l’expérience (VAE Validation des acquis de l’expérience ) incarne cette synergie nouvelle et porteuse de sens entre tous les espaces de formation.

Dans un monde en mouvement, la raison d’être des institutions de formation bouge. Certains mots-clés semblent fort heureusement en voie de s’imposer : complémentarité ; priorité à la réussite des jeunes ; lutte contre toutes les inégalités. Cela passe par une sensibilisation, une acculturation, une information de tous les usagers de l’entrée à l’école jusqu’à la fin de la vie active.

Olivier Faron


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Parcours

Cabinet de Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Directeur adjoint enseignement supérieur
École normale supérieure Lettres et sciences humaines de Fontenay-Saint-Cloud
Directeur
Conseil du Loisirs Scientifique de la Région métropolitaine
Membre
Cabinet de Claudie Haigneré, ministre déléguée à la Recherche et aux nouvelles technologies
Conseiller pour les sciences humaines et sociales et les relations entre science et société
CNRS
Directeur adjoint
Université Paris IV - Sorbonne
Professeur
CNRS
Chargé de recherches

Établissement & diplôme

École normale supérieure de Saint-Cloud
Doctorat Histoire

Fiche n° 4739, créée le 18/06/2014 à 11:34 - MàJ le 05/05/2022 à 10:29