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Droits d’inscription des étudiants étrangers : perturbations à Tolbiac (Paris 1) et Paris Nanterre

Paris - Publié le mercredi 19 décembre 2018 à 18 h 42 - n° 136165 L’Université Paris Nanterre et le site de Tolbiac de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sont les deux établissements concernés par des perturbations et blocages, le 19/12/2018, de la part d'étudiants opposés à la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers extra-communautaires. Ces mouvements sont reconduits au moins jusqu’au 20/12/2018.

A Tolbiac, « les ascenseurs du Centre Pierre Mendès-France sont bloqués, empêchant la tenue des TDTDTravaux dirigés dans les étages, mais pas celle des cours en amphi », indique Paris 1 à News Tank le 19/12/2018, précisant que l’assemblée générale étudiante réunie ce jour a reconduit le mouvement « jusqu'à la fin de la semaine ».

A Nanterre, « les blocages de certains bâtiments, ce matin, ont été rapidement levés », permettant la tenue « de plus de la moitié des partiels », que l’université a fait le choix de maintenir, dit l’université à News Tank.

Dans un courrier à la communauté du 18/12/2018, où il redit l’opposition collective à cette hausse, Jean-François BalaudéJean-François Balaudé, président de l’université, demande la levée définitive des blocages, qui selon lui « ne pénalisent en réalité que l’université elle-même, et qui constituent des freins à la mobilisation commune ».

« Les empêchements physiques d’accéder aux lieux d’examen, les brutalités observées ne peuvent être acceptés, pas plus que les perturbations d’examen », poursuit le président. Il ajoute : « plus grand sera le nombre d’épreuves empêchées de se dérouler, moins nous serons en mesure de contenir les conséquences très dommageables sur le bon déroulement de l’année universitaire ».

Une nouvelle assemblée générale est annoncée pour le 20/12/2018, et doit se prononcer sur la suite à donner au mouvement. 

Dans les deux universités, des étudiants opposés aux blocages, se sont constitués en collectifs. A Paris 1, IEB (Initiative contre les blocages) demande l’organisation d’une consultation électronique, dans une pétition qui a recueilli 700 signataires. 

A l’Université Rennes 2, une consultation de ce type a été organisée les 18/12 et 19/12/2018 à la demande de la FA-B (Fédération des associations de Haute-Bretagne), à la suite de la levée du blocage le 13/12/2018, précise le cabinet la présidence. Selon les résultats diffusés ce jour, 59,84 % des étudiants se déclarent « pas en faveur du blocage », 30,64 % « en faveur », et 9,52 % ne sont pas prononcés.
© D.R.

Les revendications des collectifs anti-blocage

Initiative contre les blocages à Paris

A Paris 1, le collectif baptisé IEB (Initiative contre les blocages), qui assure que ses revendications se concentrent « sur la méthode du blocage et non sur les questions politiques, économiques et sociales soulevées par les bloqueurs » demande la mise en place d’une consultation électronique, qui devra :  

  • concerner « tous les étudiants de la Sorbonne » ; 
  • être « transparente », grâce à « des méthodes de calcul garanti[ssant] l’absence de fraudes » ; 
  • « anonyme », afin « qu’aucun étudiant ne soit inquiété quant à ses positions vis-à-vis du blocage », énumère le collectif le 18/12/2018.

« Les évènements de ce matin appellent avant tout à une désescalade de la violence et un retour au calme à moins d’un mois des partiels », indique-t-il.

Le collectif fait référence « à une bousculade » qui s’est déroulée en assemblée générale le 18/12/2018 alors « qu’un professeur plutôt opposé au blocage a été pris à partie par des étudiants », précise l’université.

« Les images qui ont circulé sur les réseaux pouvaient donner l’impression que c'était violent, mais ce ne l'était pas », poursuit l’université, insistant sur le fait qu’il n’y a pas « d’altercations » entre les pro et anti-blocages. 

Tweet @Victor Eyraud

Étudiants libres de Nanterre

A Nanterre, le Collectif des étudiants libres appelait le 13/12/2018 « à la mobilisation générale » afin de protester contre un blocage « irraisonné », qui « porte un préjudice inqualifiable » aux étudiants, alors que « l’université a répondu favorablement à toutes les revendications des bloqueurs ».

Des anti-blocage qui sont « un peu démobilisés » à ce jour, selon l’Université Paris Nanterre.

L’UHA demande une suspension de la mesure avant la tenue d’une concertation

Alors que la CPU a demandé le 10/12/2018 un moratoire sur la hausse des droits d’inscription pour les étudiants étrangers hors UE, Suisse et Québec, en attendant une concertation sur le sujet, le conseil d’administration de l’Université de Haute-Alsace, demande à son tour, dans une motion adoptée le 17/12/2018 à ce « que le gouvernement suspende » la mesure « dans l’attente d’une concertation sur la pertinence et l’impact d’une telle mesure ».

L'établissement craint des « conséquences négatives sur l’attractivité et le rayonnement de la France » de cette disposition qui « va à l’encontre de [s]a politique de développement international […] notamment vis-à-vis des pays de l’espace francophone ».

Une mesure, qui, par ailleurs « ne peut être une solution à [son] sous-financement structurel ».

« Plusieurs centaines d’étudiants inscrits dans les 113 IUT affectés »

Les directeurs d’IUT (Adiut) réunis en assemblée générale le 14/12/2018, ont également adopté une motion exigeant « le retrait » de cette « mesure discriminatoire contraire à la politique d’ouverture et de diversité qui est au cœur de l[eur] action éducative ».

Ils s’inquiètent « des effets néfastes sur les étudiants les plus modestes » de cette disposition, « décidée sans aucune concertation », alors même que l’Adiut « opère de nombreux programmes de mobilité entrante à visée de promotion sociale pour le compte du ministère et ses partenaires étrangers ».

Au final, « ce sont plusieurs centaines d’étudiants inscrits dans les 113 IUT qui seront affectés par cette mesure », prévient l’Adiut, qui « s’insurge » contre « l’inégalité de traitement entre les étudiants de ses programmes, instaurée par l’attribution locale de bourses ou dispenses de paiement par les universités ».

Université Paris Nanterre

Fiche n° 1515, créée le 19/02/14 à 11:42

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